COMBAT CONTRE L\' HYPERPHAGIE COMPULSIVE

Obsession Chocolat

Il m'arrive de rester 6 mois sans manger du chocolat et sans en avoir envie. Puis, tout à coup, cette odeur obsédante n'enivre jusqu'à m'ensorceler et finir par ne plus s'arrêter d'en manger jusqu'à l'écoeurement.

 

Le chocolat est ma drogue. Il est toujours présent lors de mes crises et le fait qu'il soit trop sucré, je peux enchaîner avec du salé (la plupart du temps avec le fromage), pour revenir ensuite sur du sucré jusqu'à l'anesthésie générale du corps mais surtout de la tête.

J'apparente souvent son effet euphorique à un orgasme. Ensuite c'est l'apaisement général jusqu'à que la culpabilité arrive car c'est trop sucré et surtout gras ce qui me fait faire au moins 2h de sport pour épurer toutes ces calories.

 

Que cache cet aliment pour nous mettre dans un état pareil ? A-t-il des vertus particulières qui agissent sur les neurones au point d'apaiser et de stimuler les personnes sensibles à un manque affectif ou autre ?

 

Essayons de voir ce que l'on découvre sur ce sujet.

 

Le chocolat est produit à partie de la fève de cacao > jusqu'ici pas de stress tout va bien.

Sauf que celle-ci est fermentée, torréfiée, broyée jusqu'à former une pâte de cacao liquide dont on extrait la matière grasse appelée beurre de cacao. Le chocolat est constitué du mélange, dans des proportions variables, de pâte de cacao, de beurre de cacao et de sucre.

 

C'est bien là le problème et la psychose qui s'installe avec le chocolat. Rien que le fait de prononcer les mots : matières grasses et de beurre > çà me rend malade ! Pour le sucre çà va sauf qu'à terme j'ai trop la trouille de choper le diabète. Je m'estime chanceuse avec toutes ces tonnes de chocolat ingérées de ne pas avoir de diabète. Mais attention, avec l'âge il peut se pointer !

 

Décidément, le chocolat a tous les vices : sucre, gras = grossir > mais c'est tellement BON que je ne peux pas résister. Il s'apparente :

-         à des bras qui m'entourent pour me rassurer quand çà ne va pas

-         à un anti-dépresseur

-         à un amant car c'est l'orgasme assuré

-         à un stimulant

-         à du plaisir quand on sait le déguster

-         à de l'évasion, du voyage

-         à des souvenirs : odeur du gâteau au chocolat dans le four lors d'un anniversaire ou autre.

 

Sauf que dans mon cas, je l'utilise surtout pour obtenir cette jouissance en très peu de temps. Déguster un carré, le sentir, en apprécier tous les goûts, je ne sais pas faire. J'admire les personnes pouvant le faire. De mon côté, il faut qu'il soit ingéré très vite, souvent la tablette y passe avant de ressentir les effets euphoriques.

 

Le chocolat me fait voyager car il m'hypnose totalement. J'aime lire son origine, j'imagine qu'il vient de différents pays et certains mélanges peuvent être intéressant comme le chocolat au piment !

Je ne peux pas résister aux nouveautés, il me les faut toutes et tout de suite. J'ai au moins 15 plaquettes chez moi de tous les goûts et je dépense au moins 80€ (minimum) en plaquettes par mois. Ce sont des achats compulsifs auxquels je ne peux résister. Comme une droguée je tremble dans le rayon si je n'achète pas la plaquette que je n'ai jamais goûtée ou alors celle que j'ai envie. Je peux rester 1/2h voire plus dans le rayon devant toutes les plaquettes exposées et tout le monde me regarde car je n'arrive pas à choisir. J'essaye de me raisonner mais je ne peux pas me contrôler. Dans la thérapie cognitive, il faut essayer de résister et de s'autoriser les achats mais 1 ou 2 articles. J'ai essayé l'exercice, je me suis vue tournicoter dans le magasin en prenant les plaques (5 ou 6) puis en essayant de me raisonner puis en finissant par reposer celle-ci  dans le rayon. Ca m'a pris 2h dans le magasin ce cinéma ! Chaque achat est horrible car impossible de se décider. Ensuite, je peux tournicoter en rond devant le magasin sans y entrer pour ne pas craquer mais j'ai l'impression que l'obsession est plus forte et souvent je finis par craquer quelques jours qui suivent. Je ne suis pas au stade ou je peux me contenter d'acheter 1 ou 2 articles. Il ne s'agit pas de s'interdire de les acheter, pas question ! On peut acheter de tout, il n'y a pas d'aliments interdits mais raisonnablement. La combine consiste à se dresser une liste et s'y fier. Si on craque, tant pis, on fera mieux plus tard. L'objectif est de s'apprendre à identifier le problème et essayer de mieux gérer son stress face à l'exposition alimentaire surtout si on y est sensible comme moi.

 

Tout çà fait partie du processus TCA : il ne s'agit pas que de s'empiffrer et de se faire vomir (si c'est le cas). Il y  a ce problème d'achats compulsifs (et pas forcément que sur la nourriture d'ailleurs). Il s'agit aussi de DISTORSION du COMPORTEMENT face à la nourriture que ce soit par l'odorat, le toucher, la vue ou le goûter et même l'écoute (du bruit des paquets de chips ou de l'odeur du pop corn au cinéma, par exemple). On est sensible aux SENS qui peuvent enclencher une crise. C'est comme si l'odeur du parfum déclenchait l'envie à un alcoolique de boire. C'est pareil pour l'alimentaire. On est sensible aux stimuli et faut apprendre à gérer çà. Ceux qui se frottent bien les mains sont les producteurs alimentaires avec leur marketing agressif pour pousser les gens à dépenser car forcément qu'on est une aubaine pour nous avec tous nos achats. De mon côté, j'essaye de travailler là-dessus, c'est très dur car j'ai l'impression que mon odorat s'est décuplé et à chaque fois que je sens quelquechose dont le chocolat, je suis en stress de crises. Ca ne veut pas forcément dire que je vais craquer mais il y a de fortes chances que je fasse des achats compulsifs alimentaires. J'ai également des envies et de mini compulsions alimentaires sauf que c'est différent maintenant. Je n'arrive plus à me remplir jusqu'à l'œsophage. Dès que je sens que mon estomac n'en peut plus, j'arrête alors que ce n'était pas le cas avant. Que ce soit pour le chocolat ou repas.

Par contre j'ai des envies et le stress des crises qui me poursuivent. Alors l'exercice consiste à remplacer les 3 repas par manger que du chocolat ! Matin, midi et soir. Impossible de le faire car trop écoeurant mais normalement il faut le faire matin, midi et soir. Souvent je remplace le repas du midi et/ou du soir par une ½ tablette car j'en ai trop envie. Sauf que çà ne se calme pas, cela fait au moins 2 semaines et demi que j'opte pour çà. Le Médecin me dit que c'est normal que çà ne marche pas car il faut vraiment faire l'exercice matin/ midi/soir sur plusieurs semaines si besoin. Ensuite je suis trop mal car il faut que j'aille marcher de peur de grossir. Je n'arrive pas à faire l'exercice de manger du chocolat matin, midi et soir. Mais c'est positif car je n'arrive plus à m'enfiler 1 tablette entière ET SURTOUT je suis très tentée par enchaîner sur une crise (du fait que je suis persuadée que le lendemain j'aurais grossi) mais je n'enchaîne pas sur une crise. La pression est insupportable alors j'essaye de rester lucide (ce qui n'a jamais été le cas en crise car on est anesthésié complètement) en me disant que je suis écoeurée, j'en ai mangé maintenant çà me suffit et en plus je n'ai plus faim. Car bien sûr l'exercice est à faire quand on a faim. J'essaye de me raisonner en écoutant mon estomac qui me dit que çà suffit, je n'en veux/peux plus ! Ca, c'est nouveau mais par contre je suis plus stressée qu'avant car j'ai 2 fois plus de pression. Je n'arrive toujours pas à prendre mon temps pour déguster car j'ai toujours ce besoin de me remplir et tout de suite, la nourriture étant que du remplissage dans ma tête. Je me suis même surprise à vouloir avaler tout rond les aliments sans les mâcher. J'ai besoin de ressentir cet effet comme avant quand je faisais mes crises jusqu'à la limite de vomir.

 

 

J'ai aussi la folie des pâtes à tartiner dont le célèbre Nutella avec son goût imbattable. Combien de fois je me suis tapé des gros pots à la cuillère avec de la crème de marron et de la glace. Pour enchaîner sur la pizza aux fromages et pâtes… Maintenant, que je fais moins de crises, et surtout que je m'autorise tout, je n'ai plus envie d'avaler le pot de Nutella. Par contre, il me le faut tous les matins sur mes tartines de pain sinon je n'ai pas ma dose et je suis mal. De toute manière, je préfère manger le Nutella le matin car je ne peux pas manger de tartines beurrées : le fait de voir le beurre, je l'imagine arriver directement sur mes hanches, c'est horrible ! Je sens mes hanches se gonfler.

 

Le vrai chocolat sans rajout de sucre/gras que je connais car mon cousin est chocolatier sent une odeur très forte qui vous en dégoûte et il est immangeable. Je ne peux pas manger de chocolat au-delà de 70%-75% de cacao sinon çà me fait des aphtes et de la migraine. De toute manière j'aime tous les chocolats sauf ceux avec alcool car çà me rappelle trop mon père.

 

On dit que le chocolat est un anti-dépresseur ? Car si la consommation de chocolat est agréable en satisfaisant un besoin élémentaire, il tend plutôt à prolonger tout état d'anxiété ou dysphorique plutôt qu'à le faire cesser. En effet, les bénéfices du chocolat sur l'humeur sont tout ce qu'il y a d'éphémères, et ne peuvent donc pas à ce titre bénéficier de la qualité d'antidépresseur dont le but est de faire cesser la dépression.

 

Le chocolat contient du tryptophane qui, lorsqu'il passe dans le cerveau, se transforme en sérotonine (neurotransmetteur qui agit sur l'humeur dont l'état dépressif dans le cadre d'un manque de sérotonine).  Certains anti-dépresseurs fonctionnent en empêchant l'élimination trop rapide de cette substance dans le cerveau. Le chocolat contient 100mg de magnésium pour 100g de chocolat ce qui explique l'effet relaxant. Il est également stimulant du fait de la présence de la caféine 100g de chocolat équivaut à 100ml de café.

 

Pour pouvoir bénéficier des vertus du chocolat, il faudrait en ingérer en très grandes quantités, les dires ne seraient donc pas réalistes en n'en consommant que modérément. Il sait toutefois rester aphrodisiaque et sait se faire offrir en toutes occasions.

 

Donc je dis OUI au chocolat mais en sachant faire la part des choses. Remplacer mes repas par du chocolat, je l'ai fait qu'en partie et je n'ai pas grossi contrairement à ma psychose sur ce sujet. Par contre, je continue à manger 2 barres par jour ou ½ plaquette. Le chocolat m'a encore ensorcelée, c'est le meilleur des amants. Ses effets euphoriques entretiennent l'addiction à celui-ci.

 

Pour pouvoir contrer ses envies de chocolat, je me suis vue prendre des mois de magnésium mais sans effet, ou encore acheter du gel douche senteur chocolat. Mon savon est en forme de tablette et ma salle de bain couleur chocolat. Quand je vous dis qu'on ne peut pas lui résister.

 

En résumé je ne fais plus de grosses crises comme avant car je suis à l'écoute de mon estomac qui me tire la sonnette d'alarme quand il est plein. Sauf que le stress en est décuplé car souvent je ne peux pas ingérer tout ce que j'ai acheté car çà ne veut plus passer. Je suis plus stressée qu'avant et la tentation me rend folle. J'en perds le sommeil parfois. Je me suis rendue compte que les crises me faisaient l'effet de la prise d'un médicament type Xa..X mais que çà ne résoud rien. J'essaye de travailler sur le fait qu'il faut apprendre à dédramatiser si on vient de manger 1 steak poulet pané au lieu de vapeur. Ce n'est pas celui ci qui va faire grossir mais le reste ingéré si çà tourne en crise. Alors je suis tiraillée entre l'apprentissage de la satiété que je n'ai pas encore, le souhait de manger lentement en dégustant chaque bouchée (impossible pour le moment je n'y arrive pas), le recul sur le manger d'aliments interdits (surtout le soir très compliqué pour le moment) et la gestion des achats.

Ca fait une sacrée pression tout çà. Donc je ne suis pas très bien. Il m'arrive de prendre un Xa..X le soir alors que j'ai arrêté tout anti-dépresseur il y a presque 2 ans. J'ai des crises d'angoisses également. Hyper-émotive, térrorisée par la rechute. Voilà mon quotidien. Tout en sachant que l'élément positif à retenir est que je n'arrive plus à faire de grosses crises même si je le veux mon estomac refuse ! Et c'est seulement maintenant qu'il se réveille celui là ! Il est partie en guerre contre moi. J'ai également toute une série de maux de ventre très désagréables qui m'ont empêchée de manger à certains moments. Apparemment ce serait normal car on a jamais fait attention à l'estomac fatigué par toutes ces crises à répétition. J'avais certainement mal à l'estomac et toujours avec reflux gastrique mais avec les crises je n'ai jamais prêté attention à ses signaux : faim, plus faim. Le fait d'avoir travaillé sur la faim a réveillé mon estomac et il ne se prive pas de me faire subir tout ce que je lui ai fait subir pendant toutes ces années.

 

Et vous qu'en pensez-vous ?

 

Sources :

 

Wikipedia

Chococlic

Doctissimo

Tatoufaux

                  



02/08/2011
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