COMBAT CONTRE L\' HYPERPHAGIE COMPULSIVE

Bilan de Santé 2010 : 4ème et 5ème jour

4ème jour d'hospitalisation :

-         pas d'examens prévus aujourd'hui car c'est Dimanche. L'infirmier est juste venu chercher l'appareil de mesure pour l'apnée du sommeil à 6h30. Seules les tensions et températures me sont prises le matin. Je ne m'éternise donc pas sur cette journée.

 

5ème jour d'hospitalisation :

 

-         à jeun, je dois rester en pyjama et surtout ne pas faire d'efforts. Uniquement on m'autorise à aller au petit coin.

 

On vient me chercher à 7h00 pour :

 

-         mesurer mon taux de calories dépensées au repos. Pour ce faire, je m'allonge et on me met un casque de cosmonaute sur la tête et je dois rester immobile pendant 30 minutes sans faire aucun effort.

 

-         mesurer mon taux de masse grasse et masse maigre dans tout mon corps. Pour ce faire, il faut se peser et indiquer sa taille. Puis on s'allonge sur une table où on doit rester immobile car des appareils mobiles passent au dessus de toi. Ca doit durer 15 minutes environ. Roulement de tambour : la machine a tout mesuré, squelette, etc…. et j'ai 53% de masse grasse dans tout mon corps. La moyenne se situe aux alentours des 30%.

 

Ensuite je remonte dans la chambre et toujours à jeun, on vient me chercher pour passer l'échographie abdominale et la radio des genoux et du rachis lombaire.

 

Pour la radio des genoux, çà a été dur dans la mesure où il faut serrer les genoux et les soulever. Le poids sur le dos est terrible mais l'équipe comprend bien et est avenante. Pour le rachis lombaire, c'est le fait de rester immobile pendant un temps qui pèse sur les articulations et aïe !!

 

Pour l'échographie abdominale, je suis tombée sur une jeune mais alors n'importe quoi ! Je lui explique que j'ai une boule au niveau du nombril et que le médecin interne a demandé à ce qu'elle jette un coup d'œil. L'échographe ne m'a jamais passé un coup de sonde là où j'ai mal. Elle n'a fait que les organes : vésicules biliaires… Mais en appuyant comme un bœuf, elle ne comprend pas, plus elle appuye plus çà fait mal car il faut qu'elle écrase la sonde sur les bourrelets. Elle commence à me dire : « faut pas déconner j'appuie même pas ! » quand je mime que j'ai mal. Franchement çà fait super mal, je lui ai demandé si c'était la première fois qu'elle échographiait un obèse ? La gueule qu'elle a fait. J'ai fini l'examen dans un silence qui tue et je n'ai eu la réponse pour la boule que j'ai au nombril.

 

Je retourne dans le service et j'explique l'inconvénient au médecin interne qui me refait une ordonnance pour une autre échographie abdominale uniquement là où j'ai mal. J'ai RDV dans 15 jours, si je vois que c'est la même personne, je refuserais de faire l'examen et j'irais ailleurs ! En plus, la secrétaire du service échographie ne voulait pas que je refasse l'examen pour motif qu'on me l'a déjà fait. Obligée d'expliquer que l'échographe ne m'a pas fait l'examen où j'avais mal et n'a rien voulu savoir.

 

J'attends de voir comment va se passer la nouvelle échographie sinon je demanderais une ordonnance à mon médecin traitant et j'irais ailleurs. Dommage, avec toutes ces dépenses de santé inutiles, c'est du gaspillage tout çà ! Soit on fait médecin pour la santé des gens, et là il faut accepter toutes sortes de patients soit on le fait pour le pognon ! Si c'est pour le pognon, c'est vite identifiable car le travail doit être à la chaîne pour encaisser un max de pognon. J'en connais des médecins de la sorte et çà se voit tout de suite !

 

Revenue dans le service, j'ai pu enfin déjeuner et sur 7 chambres (de mon côté), j'ai sympathisé avec 2 chambres, on s'encourage à marcher ne serait-ce dans le couloir du service après le repas du soir et on se donne RDV.

 

Il fait froid, je me suis lavée les cheveux donc je n'ai pas envie de sortir. Les 5 chambres restantes, les personnes ne sortent pas de la chambre. Certaines (ce ne sont que des femmes) restent même coucher toute la journée.

 

D'autres ont amené de la bouffe : chips, sodas ! Franchement je ne vois pas l'intérêt de venir dans le service et se goinfrer dans la chambre. Comment veux-tu montrer que tu es capable d'y arriver si tu ne peux pas t'empêcher de bouffer pendant une semaine des cochonneries.

 

Je peux vous dire que c'est même honteux car une opération n'est pas magique : il faut faire des efforts quand même pour que çà marche !

 

Après on vient chialer si l'opération n'a pas fonctionné ! C'est clair que tu peux regrossir ou même ne jamais maigrir même avec l'anneau. Je suis sidérée ! J'ai attendu 2 mois pour être admise dans le service alors ces gens-ci auraient pu laisser la place à ceux qui veulent vraiment sans sortir.

 

Le service est réputé et très compétent. Ce n'est pas de la rigolade et maintenant je comprends pourquoi les opérations ne sont pas acceptées tout de suite. Tu dois d'abord faire le bilan de santé puis tu es orientée par la suite. Mais çà peut prendre du temps.

 

Si tu viens dans le service couchée toute le journée et en plus t'empiffrer de chips et de sodas (sans te cacher et sans gêne), c'est un total irrespect du service. Encore couchée, je veux bien comprendre selon son état de santé.

 

Et encore, de l'autre côté du service, un monsieur qui fait plus de 250  kg, prend son antalgique, et hop, va marcher. Ca fait mal au dos et aux genoux c'est certain. Mais on ne te demande pas de faire 10 km. L'équipe médicale ne va pas venir te chercher pour aller marcher. Ca doit venir de ta propre initiative et montrer que tu veux t'en sortir.

 



13/06/2010
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