COMBAT CONTRE L\' HYPERPHAGIE COMPULSIVE


Exprimez-Vous !!
hyperphagiecompulsive



Ce forum vous est consacré, allez on se lance

lola

Coucou, je suis nouvelle alors je me permet de poster ..

je ne sais pas si je souffre d'hyperphagie compulsive mais c'est vrai qu'il m'arrive de m'empiffrer de tout et n'importe quoi en qq min .. qd je dis m'enpiffrer je parle pas d'un bout de choco et un biscuit lol pcq y'en à qui ont l'art de dire ca et ca m'enerve mais vrmt de tout et n'importe quoi genre je viens de souper et je continue avec gateaux, tartines, chips, salami, bonbons, kellogs, j'ose mm pas compter les calories ! il m'est arrivé de prendre 3 kg sur qq jours ..

aujourd'hui je pese 70.5 pour 1M60 !! :'(
je voudrai arriver à 55kg et ds un premier tps à 65kg !

si vous avez des conseils ..

Mercii

hyperphagiecompulsive

Bonjour Lola !

Je te remercie pour ton témoignage. Oui, l'hyperphagie compulsive n'est pas réservée qu'aux obèses. D'ailleurs tous les obèses n'y sont pas : certains sont gros pour motifs médicaux par exemple.

C'est bizarre ce que tu décris s'apparente à de l'hyperphagie. Mais si te fais vomir, il s'agit plutôt de boulimie.

Concernant ton poids, il ne faut pas se figer sur une perte de poids qui devient vite obsessionnelle (d'où la maladie).

Plus tu perds et vite, plus ton corps crée un manque ce qui engendre les crises. Alors s'installe le yo-yo et tu en perds 5 et tu en récupères 10kg.

Mieux vaut ne pas commencer de régime et plutôt s'orienter vers le sport. Tu vas t'affiner.

Bien sûr si tu manges hamburger toute la journée, c'est pas top mais tu peux varier ton alimentation en mangeant normal. Rien que çà, sans t'affamer avec ces régimes qui ne valent rien du tout, tu verras que tu vas t'affiner.

Si tes crises sont récurrentes, je te conseille d'en parler à ton médecin traitant qui saura t'orienter.



Isa

Aujourd'hui, je peux réellement dire merci internet!!!
En effet maintenant je sais que j'ai une maladie, et non pas une "manie" comme les dires des medecins.
J'ai 31 ans et depuis mes 9ans je mange de la farine crue, et oui pas 1 ou 2 cuillère/jour, mais 1kg et quand j'essais de résister je me jette sur la bouffe et comme sa ne me calme jamais et termine par mon paquet de farine.
Aujourd'hui je suis suivi par une nutritionniste et bientôt une psy car résultat surpoids, ventre distendu et des problèmes gastriques.
Je suis arrivée au point d'agresser physiquement mon mari qui voulait m'aider à arrêter et refusait de me rendre mon paquet.
> Merci de me donner des conseils.
Isa

Oui je sais que pas très commun juste 1 aliment. Mais je ne sais pas pourquoi la farine.
Au tout début de mon addiction je suis passé par la craie, la cendre, le talc et je me suis fixée sur la farine, mais quand je suis en manque tout ce qui me rappel la farine me font envie, la poudre de maquillage....
hyperphagiecompulsive


Bonsoir Isa. Je trouve très intéressant ton expérience sur les farines, talcs, cendres...

Pour la craie, les enfants peuvent y être friands car elle ressemble à un bonbon. Elle peut plaire également aux femmes enceintes ainsi que la farine.

La craie, le talc contiennent du calcaire, ton corps en réclame peut-être. Je comprends bien tes soucis gastriques avec la farine qui "colle aux dents et palais".

Tu expliques que tu peux aller jusqu'à la cendre (que je trouve toxique) et jusqu'à la poudre de maquillage. Ca me fait penser que tu as besoin de maquiller ton âme, de la cacher.

Manisfestement, il s'agit d'une addiction avec compulsion alimentaire.

Tu risques de te battre avec ton mari pour ton paquet de farine. Car pendant les crises on est pas soi-même, c'est la maladie qui domine tout.

Ce ne sont pas des aliments gras mais "bourratif" d'où le besoin de se rassurer en engurgitant cette poudre de perlinpinpin.

Mais pourquoi ? C'est très bien de voir un nutritionniste mais il va t'orienter vers des plats équilibrés. Super pour le psy encore faut-il qu'il soit formé en thérapie comportementale en précisant bien que tu souffres d'un TCA particulier.

Généralement, les crises s'enchaînent sur du sucré et du salé. Apparemment, ce n'est pas forcément ton cas : peut-être que l'addiction se satisfait par la lourdeur de l'estomac après 1kg de farine ingurgité. De plus, ce n'est pas salé ni sucré donc l'appels de ceux-ci ne se fait pas.

A quand remonte ta compulsion à ce type de produit ? Et suite à quoi ? Il y a forcément une raison. Une fois celle-ci comprise, il faut travailler sur soi-même pour dominer l'addiction et la vaincre. Mais se rendre compte de celle-ci est déjà un pied vers la guérison.

J'attends de vos nouvelles. Bienvenue sur le blog et merci de votre témoignage unique et particulier.



Après plus d'un mois d'abstinence, la semaine dernière j'ai rechutée, mais j'ai limité la casse avec 1/2 paquet la semaine (au lieu 1kg par jour) En ce moment c'est très dur, j'ai mal au ventre, j'arrive pas à dormir, je salive et j'ai super mal à la machoire tellement je suis crispée, mais je résiste et je tiens bon!!!
:by:
hyperphagiecompulsive

c'est génial Isa d'avoir dimunuer de moitié la farine. Je pense, ne le prend pas mal, que quelquepart ta punition est d'avoir les suites gastriques qui suivent. Je comprends car en refusant de vomir en tant qu'hyperphage, quand tu es pleine c'est terrible car tu en es rassurer.

On dirait qu'on est vraiment sado-maso. Et justement ne plus avoir cette bouffe (que ce soit la farine ou plusieurs aliments) c'est se sentir vide, la panique.

Et cette euphorie comme celle d'être anesthésiée.... je dirais de la vie.

Il faut vraiment s'auto-éduquer en commençant par réduire les quantités. Bravo donc et continues Isa.

Ta farine me fait penser à de la coke, elle est très symbolique mais ne le prend pas mal.

On dirait qu'on a 2 cerveau : un qui réfléchit, l'autre qui agit à sa guise.

Merci pour tes encouragements.
:col: Mais le danger c'est d'arriver à arrêter, par moment je me fixe des limites par exemple 2 cuillères mais quand je commence c'est dure de stopper!!

A+
hyperphagiecompulsive



Bonsoir Isa, si tu essayais de partager ton kg de farine en petit pot par exemple. Le reste tu te fixes une règle : 1 pot par jour (au début ce peut être 800g par jour pendant X jours puis tu essayes de réduire très doucement afin que ton corps ne s'en rende pas compte.

Il faudrait que ce soit fait naturellement sans contrainte. Car plus tu vas te dire qu'il faut arrêter mois t'y arriveras (le contrôle tue le contrôle).

Petit à petit tu te prépares tes pots de 750g puis 700g.... Tu peux réduire que de 10g à chaque fois. Le principal est de s'y tenir et surtout ne pas rechuter.

Ce peut être long. J'ai testé cette méthode avec le fromage que j'ai fractionné et le reste dans le congel. Pour le moment çà fait 1 mois que je n'ai pas craqué sur 1 voire plusieurs fromages d'un coup.

A voir, au plaisir





,je vais essayer ta technique, en plus je suis motivée car j'ai perdue 5kg et je vais essayer d'en perdre encore 5kg.
hyperphagiecompulsive

:vtn

Bon courage, tu vas y arriver, il faut se motiver.

:B1:
hyperphagiecompulsive

Bienvenue au club des hyperphages. Attention, l'hyperphagie est le fait de n'être rassasiée en permanence qu'avec des quantités très importantes de nourriture : ce n'est pas forcément une maladie dans ce cas précis. Quant à l'hyperphagie compulsive, elle est momentanée, c'est à dire qu'en temps normal, quand tout va bien, tu ne fais pas de compulsion alimentaire. Dans ce dernier cas, il s'agit donc d'une maladie associée à un trouble du comportement compulsif dit TCA. Si c'est bien ce dont tu souffres, je suis à toute écoute sur ton vécu.



Attention, je n'ai pas de MSN. Quant à la messagerie, je préfèrerai qu'on dialogue sur le forum de mon blog. Bien sûr, tu restes anonyme mais çà permet aux personnes comme toi et d'autres de lire et de se rendre compte qu'on est pas seul dans ce cas. De ce fait, on se soutient mutuellement. :fa:

Bonsoir, quand j'ai employé le terme maladie en te contactant, je voulais simplement dire que ce qui me fait souffrir +- au quotidien porte un nom. Et ca j'étais contente de l'apprendre.

Voici, en gros, mon histoire: quand j'avais 14 ans je suis tombée amoureuse d'un garçon qui ne m'a pas fait que du bien, il me traitait mal, et j'ai commencé vers la fin de notre relation (de 9mois) une dépression. A ce moment là je faisait +- 50 kg, j'étais plutôt bien physiquement, en tout cas, sans me considérer comme un canon, je me plaisais et me sentais bien dans ma peau, mais ce garçon m'a rabaissé et m'a fait beaucoup de mal. J'ai commencé à me dévaloriser, de plus en plus, je me suis mutilée pendant +- 1 ans, je ne voulais pas par ces actes me faire remarquer, je voulais juste que mes parents s'intéressent à moi, qu'ils s'occupent de moi et qu'ils me montrent, enfin, qu'ils m'aimaient. J'ai même fais une tentative de suicide (légère, mais l'idée était, elle, bien présente en moi).

Il faut savoir que mes parents me délaissaient beaucoup, par exemple le soir, chacun soupait de son coté, et là, pour une fille de 14 ans, le plus simple, le moins chiant, et le plus rapide, c'est les pates, en plus j'adorais ca! Au début je mangeais normalement, et petit à petit, je ne sais pas trop comment, j'ai commencé à aimer manger de grosses quantités de nourritures... Quand une personne "normale" mange des pates c'est en moyenne entre 100 et 150 grammes de pates crues. Moi je suis vite montée à 300 gr, parfois plus... Je me détestais de plus en plus d'agir comme ca, mais au moment où j'allais mal (ce qui était pour ainsi dire quotidien à l'époque), j'en ressentais le besoin et une envie insoutenable, j'attendais parfois la nuit que mes parents dorment pour redescendre discrètement me refaire des pates ou autre (mais toujours un souper consistant et chaud), souvent quand j'avais déjà soupé ce jour là... Et jusqu'à ce que je puisse descendre le faire je ne pensais qu'à ca, je salivais d'avance en pensant à ce repas nocturne...

Depuis mes 14-15 ans, je me suis toujours senti "minable" par rapport aux autres, et ca surtout car j'avais vraiment le sentiment de ne rien valoir aux yeux de mes parents... Mais évidemment avec une prise de poids en plus, ca s'empirait... Acheter des vetements devenait pour moi un cauchemar, je redoutais le moment où je n'aurais vraiment plus le choix d'aller en acheter, car je savais que j'avais grossi, que je devrais sans doute passer à une taille supérieure. Jusqu'à +- 75 kg je m'acceptais encore, je mettais toujours des jupes ou des bikinis par exemple. Et puis, tout en continuant de me détester, et d'essayer de maigrir(à force d'échec j'ai d'ailleurs perdu espoir) je continuais à grossir... Je perdais parfois quelques kg au prix de gros efforts et puis je craquais et j'annulais donc tout ceux-ci.

Aujourd'hui je suis un peu mieux loti, je suis parti de chez mes parents il y a presque un an, au début pour vivre seule, et maintenant avec mon copain (ca fait deux ans qu'on est ensemble). Mais maintenant, j'ai 19ans, et je pèse 98 kg... Je me dégoute, je me répugne, je me demande comment mon copain peut m'aimer, comment il peut être attiré par moi... Quand on s'est connu je pesait 80kg, soit près de 20 en plus, en deux ans... Ces excès au quotidien m'ont gaché la vie, je ne réussissais pas à m'arrêter. Maintenant j'arrive à stopper les crises, mais pas toujours, ce soir j'avais par exemple une envie folle de me goinfrer, mais j'ai luter, dans ces moments la je suis quand même contente de moi...

Depuis un peu plus d'un an, je ne porte plus de jupe ni de robe, je ne met plus de bikinis, et ne vais d'ailleurs presque plus à la piscine, même si j'adore ca... J'ai tellement honte de ce que je suis physiquement. Quand je vois de vieille photo je me trouve jolie, je regrette cette époque, j'ai peur de ne pas réussir à redevenir belle, à mes yeux en tout cas...

En plus, ca m'empêche de faire beaucoup de chose, je me sent tellement mal dans ma peau que par exemple quand je rencontre de nouvelle personne j'ai honte, une voix dans ma tête me rabaisse non-stop, je me compare à l'autre personne en imaginant qu'elle éprouve du dégout pour moi, et ca juste parce que moi je me dégoute... Au réveillon de Noël par exemple, je déprime car je n'ai pas pu mettre de robe, que je n'ai pas pu me faire belle comme les autres, que me faire belle est devenu impossible... Alors que j'étais si jolie avant!

J'ai découvert le nom de mon trouble alimentaire il ya peu, ca ma soulager, je me sentais un peu moins monstrueuse, en sachant que je n'étais pas la seule. J'essaie de faire des efforts, j'essaie surtout, et c'est dur, de continuer à garder l'espoir, de faire un peu de sport, de faire attention (pas me privé, pas compter les calories, juste manger des quantités raisonnables).

A propos du sport, en grossissant et en me sentant de plus en plus mal, j'ai arrêter d'en faire à l'école les dernières années, et ca n'a rien arrangé. J'aimerais m'y remettre maintenant mais c'est très dur, je n'ai aucune endurance, je ne sais même pas courir 5 minutes d'affilé. Je me sens bloquée, comme s'il n'y avait pas de solution pour moi. Et aussi, je n'aime pas les légumes, ce n'est pas un caprice, j'ai essayé plusieurs fois d'en remanger mais ca me dégoute, vraiment. Et si le repas deviens un moment de contrainte, quel réconfort me restera-t-il dans cette vie? Vous me direz j'ai mon copain, mais ca n'a rien à voir, je me suis habituée à ce que la nourriture soit le seul vrai réconfort possible.

La nourriture est devenu mon refuge, mais je ne m'y sens vraiment bien qu'à l'excès. J'essaie de changer mais j'ai besoin d'aide, mais en parler de vive voix avec un psy c'est encore trop dur pour moi. Je comprends déjà bien mes problèmes par rapport à ma dépression etc, mais il n'y a que mon copain qui est réellement au courant, mes autres proches n'en savent rien, ils pensent juste que j'aimerai maigrir et que j'ai grossi car je ne faisais pas attention, mais ils ne se doutent pas qu'entre la nourriture et moi c'est devenu un combat. Un combat pour ne pas luter, essayer de manger normalement, parfois je ressent le désire de manger énormément pendant plusieurs jours, parfois je craque, parfois pas... et quand je craque sur le moment je me sens "bien" (c'est même pas bien, c'est juste que mes problèmes et mes contrariétés s'envole), mais après j'ai d'autant plus honte de moi...

Je pense que tout ne sera pas bien expliquer, c'est dur de raconter sa déchéance moral comme ca, et surtout désolé d'avoir été déjà très longue.

Pour conclure je dirai juste que ce que je veux, tel une fille superficielle que je n'ai pourtant jamais été, c'est redevenir belle, j'ai envie d'aimer me regarder, et simplement, de pouvoir m'habiller comme je veux. Mais au fil des ans ca me semble de plus en plus difficilement réalisable, car aujourd'hui c'est 35kg que j'ai à perdre.... Une dernière chose, je fais 1m60 (98kg).

Merci à ceux qui liront tout
hyperphagiecompulsive

Lili

Merci de ton témoignage :pointex: Je me suis un peu même beaucoup reconnu.

Pour ton copain, c'est bien qu'il te comprenne. Concernant l'amour en général, çà peut faire maigrir mais ce n'est que temporaire car çà ne permet pas de guérir de la maladie. Bien sûr je ne parle pas de quelques excès alimentaires mais c'est une maladie quand on se lève la nuit pour manger ou s'empifrer SANS FAIM très vite jusqu'à en vomir.

Tu ne t'en es pas rendu compte au début mais de banals excès se sont transformés en hyperphagie compulsive. Comme tu ne vomis pas forcément tu grossis à moins d'être sportive de haut niveau et dépenser toutes les calories ingérées dans la journée.

Il est émouvant ton récit avec la famille. Certains ne comprendront jamais la raison pour laquelle je suis tellement en colère contre ma famille. Bien sûr car ce sont des ignorants qui ne comprenent rien, dorment bien sur leurs deux oreilles pendant que toi tu SUBIS TOUT.
Après il faut pardonner : franchement c'est dur d'accepter çà car on ne parle pas d'une connerie faite comme les gosses mais on parle d'une vie foute en l'air.

Idem pour ton premier copain, c'est inadmissible, franchement celui-ci je lui jetterai bien tous les sorts du monde !
Justement j'en profite pour dire que ce ne sont pas que les obèses qui sont hyperphagistes compulsifs. Ca peut arriver à tout le monde suite à un choc émotionnel ou physique (ou les 2 comme toi).

Bien sûr au début on se rend pas compte de ce qui se passe car on grossit un peu puis çà devient récurrent jusqu'à l'apparition de crises et ce plaisir que tu décris très bien d'organiser les crises d'où salivation (j'apprévie vraiment la façon dont tu as décris les circonstances car c'est vraiment çà !).

Ensuite le poids s'installe : la maîtrise et l'amaigrissement ne deviennent que temporaires car les crises sont immaîtrisables. C'est comme ci tu avais un démon en toi qui te pousse inconsciemment jusqu'à l'extase que procure momentanément l'hyperphagie compulsive.

Je suis bien contente que tu réalises qu'il s'agit d'une maladie car à ce stade, ce sont des troubles du comportement alimentaire. Car on ne mange pas de façon normale puisque là il s'agit de calmer tous les maux encrés en nous et c'est ce qui est recherché à travers toutes cette orgie. Ca calme et çà s'apaise un vécu pas très joli, çà remplace les copines (car la bouffe devient la meilleure alliée)... Et on ne peut plus s'en passer de cet état joussif à un point qu'il s'agit d'une drogue. Cet état nous apaise au point d'organiser et de programmer les crises pour retrouver cet état d'extase. Mais celui ci n'est que temporaire car après tu regrettes et tu culpabilises. Pourquoi ? parce que le point s'installe, t'es mal car tu as trop mangé et souvent tu peux finir en pleurs surtout poru des crises après un énervement suite à un fait et/ou une personne extérieurs.

Seulement on ne peut pas se sevrer seule (ou ceux qui l'on fait, chapeau) car j'ai bien essayé plusieurs fois mais sans réussite sur le long terme. Il faut vraiment un suivi médical. C'est pareil, même avec celui ci ce n'est pas magique et opérationnel tout de suite. C'est généralement long car on ne peut pas s'empêcher de manger et de boire, car ça fait partie des besoins physiologiques dont on ne peut se passer. Alors il faut faire avec.
Je ne suis pas gourou de la psy mais j'invite vraiment toute personne qui a des TCA de suivre une thérapie. D'accord, çà fait bien quelques années que je parle au psy, je sors souvent en pleurs du cabinet. Au début c'est compliqué car il faut revenir sur ce passé qui te pourrit la vie. Car malheureusement c'est la fait d'en parler qui soulage. Alors selon les personnes et leur vécu, le fait de relater tout çà, c'est comme ci t'en prenait plein la gueule. Souv en rentrant du psy, j'en faisait des crises car je ne pouvais pas supporter ne serait ce que de relater ce passé. C'est aussi cette colère énorme contre les personnes car non seulement tu es malade à cause d'elles mais le pire est qu'elles ne comprennent pas pourquoi tu t'empifres autant. En plus tu te fais insulter parce que tu grossis ou on te dis tout le temps d'arrêter de manger alors que tu n'as rien demandé à la base. Tu es devenue malade des conséquences de ces personnes.

Après plusieurs années de thérapie classique, je viens de comprendre qu'il est absolument nécessaire de se faire traiter non pas par un psy généraliste mais par un psy qui traite les TCA. Car il a une méthode spécifique pour irradiquer les crises ou du moins une technique afin de amoindrir pour guérir petit à petit. Malheureusement ils sont peu et très chers car souvent en dépassement d'honoraires. De mon côté, j'attends toujours le RDV avec l'hôpital psychiatrique Ste Anne qui a un bâtiment réservé qu'aux TCA avec possibilité d'hospitalisation. Mais le RDV s'obtient sur lettre de motivation et si le service décide de t'accorder un RDV : ce ne sera pas avant 3 voire 4 mois. Il faut bien comprendre que plus tu attends plus la maladie s'installe et pire c'est car tu ne peux plus tout la controler et ensuite tu vas de rechutes en rechutes.

Le problème se situe au niveau de la gestion des émotions, car le corps et la tête encaissent jusqu'à ne plus pouvoir. C'est en s'exprimant qu'il faut sortir tout çà car lors des évènements on ne l'a pas fait car on ne pouvait pas le faire. Toute la colère ou tous les ressentiments, les blessures... doivent sortir.
En parallèle il faut réapprendre à manger normalement et surtout apprendre à se contrôler si une crise se pointe. On parle donc de sevrage ! Ca ne se fait pas du jour au lendemain et me concernant je n'ai pas réussi avec de la psy classique. J'attends si mon dossier est accepté de voir avec le psy TCA. Apparemment, il y a des groupes de paroles, en parallèle de la consultation privée.

C'est pourquoi il est important de noter tout ce que vous avez sur le coeur sur le blog car des personnes peuvent se dire qu'elles ne sont pas seules dans ce cas et çà encourage. De mon côté, je suis un peu dure dans mes propos avec la famille mais il faut que la colère sorte sinon je ne guérirais jamais. Quant au pardon, on verra çà une autre fois car pour le moment je n'accepte pas ce que j'ai subi seulement les faits sont là et on ne peut pas changer le passé. Il faut donc faire avec et ne plus prendre à coeur les choses mais pour le moment je suis loin d'en être à ce stade !

Au plaisir, tu peux écrire un post quand tu veux.

hyperphagiecompulsive



Et si on laissait tout tomber pour vivre zen chez les moines du Tibet ?

A faire du yoga toute le journée, à ce contenter de rien ?

Et dire qu'il y en a qui n'ont rien à manger de la journée notamment dans le Tiers Monde et nous on s'empifre avec tout ce gaspillage de nourriture.

On n'en revient toujours au tout ou au rien.

Rappel : quand je dis qu'il faut vous exprimer bien sûr ne pas citer de nom de personne. Merci

Bonjour, merci d'avoir répondu si vite. Voici encore un petit roman en perspective, mais ca me fait du bien d'en parler à quelqu'un qui comprend, et comme tu dis aussi pour les gens qui sont comme je l'étais il y a quelques semaines, en découvrant que je n'étais pas seule dans ce calvaire.

Malgré tout mon copain m'aide quand même un peu, lui voudrait m'aider plus mais c'est impossible. A un moment je lui avais demander d'essayer de me stopper, de me dire, calmement, quand j'étais prête à faire n'importe quoi, que je le regretterais après, que ca allait me faire du mal, que ce n'était pas bien... Mais ça n'a pas marché, je m'énervais sur lui et au final la crise devenait encore plus indispensable!

Dans mon cas, c'est vraiment les repas chaud qui m'ont fait grossir, car je m'empiffre rarement avec des sucreries ou d'autres grignotages, si une crise survient, c'est vers une très grosse assiette de pates que je vais en général me diriger. Et avant chez mes parents ont mangeaient deux repas chaud par jour, sauf rarement, ce qui n'est pas bon non plus... J'ai toujours vécu comme ca, avec deux repas chaud, même si en fait peu de gens le font, mais j'ai quand même pris la résolution, depuis un mois et demi, de manger presque tous les jours une fois de la baguette. Seulement moi j'ai la flemme d'aller chercher une baguette fraiche au magasin tous les jours, et là mon copain intervient :) Il y va de façon à m'aider comme il peut... Et même si ca parait peu, je suis contente de tenir bon à ca, il est clair que j'aime manger et j'apprécie bien moins de la baguette qu'un repas chaud, mais j'y arrive....

La chose que je grignote volontiers, ce sont les pâtisserie, le week end passé je lui ai demandé quand il allait faire les courses de m'en prendre (de plus elles sont toujours par deux au magasin), il m'a dit "mon cœur" sur un ton réprobateur, en me rappelant qu'on avait déjà mangé des frites le jour d'avant... Alors sur le moment la voix dans ma tête me dit qu'il me trouve grosse, que lui aussi veut que je change, ce qui me blaisse car je ne veux changer que pour moi! Mais finalement grâce à son intervention je me suis rétractée, peut être aussi pour ne pas le décevoir, mais c'est toujours ca de gagné.

Quand on fait les courses ensemble, les patisseries se trouvent à l'entrée du magasin... Alors on passe devant, souvent je m'y attarde quelques instants, et même si l'envie est présente, je passe mon chemin, parfois je suis prête à mettre une boite de patisserie dans le panier, et la il me fait son petit regard, il me rappel que le plaisir ne sera que temporaire, et me permet ainsi de les reposé, je lui dis alors pour rire "vite sauvons nous", car si je restais devant je finirais par craquer. Je crois que ca fait un mois que je n'ai pas mangé de patisserie, ce qui est plutot pas mal, depuis que je vis seule c'était une fois par semaine, et presque à chaque fois les deux de la boite, car mon copain n'est pas fan de ca lui.

Au niveau psy, j'ai pris moi même l'initiative d'aller en voir, déjà quand je vivais chez mes parents. D'abord une psy du planning familiale, car pas chère, évidemment mes parents ne voulais pas payer trop pour me soigner... mais ca ne se passais pas super (ca à l'age de 14 ans), ensuite un psychiatre (car ils sont remboursés donc mes parents voulaient bien) vers l'age de 16 ans, il m'a dis dès la première séance, je m'en rappelle parfaitement, "appelons un chat, un chat, tu as un problème avec la bouffe" Il a tout de' suite vu, mais moi à l'époque je n'avais pas conscience du problème, ou plutot je le fuyais... Je ne voulais pas admettre un truc pareil, alors j'ai rapidement arrêter de le voir, car ces paroles m'avait blaissé, à ce moment là je me suis sentie jugée et rabaissée... Surtout avec le terme bouffe... J'ai ensuite vu une autre psy qui n'étais pas très cher, vu que je n'ai pas de gros moyen, il y a 5mois, mais je n'ai pas réussis à lui parler du vrai problème, de plus comme toi, presque à chaque fois en revenant, je me faisais un repas d'ogre... J'ai décidé d'arrêter de la voir car lui parler de mon problème alimentaire est trop humiliant pour moi, de plus elle avait l'air de toujours accuser mon copain, elle me disait que notre relation n'était peut être pas ce que je cherchais, qu'il freinait mon bonheur, juste car je lui avait parler de certains de ces défauts donc la jalousie excessive, effectivement il n'est pas parfait, mais je pense qu'il n'y a pas mieux, il est d'une patience exemplaire avec moi. Quand je vais mal j'ai tendance à m'en prendre à lui, à l'agresser, verbalement du moins, et je sais que ca le blaisse mais sur le moment c'est comme avec la bouffe, je ne controle pas, et après je regrette.

Avec ma famille d'apparence tout allait bien, beaucoup de mes amis disaient même envier de tels parents... Mais ils avaient tord, ma mère est une égoiste fini, parmis tous les exemples possibles en voici trois: elle s'achetait des vetements par catalogue (donc bien cher, en plus avec l'argent de mon père car elle ne travaillait pas, il en avait beaucoup mais quand même...) et moi j'étais obligé d'aller sur le marché pour m'habiller, c'est pas que je voulais des marques, mais j'avais l'impression d'etre moins quel, ensuite pour le souper, comme j'ai dis c'était des pates, mais je n'avais de toute facon pas trop le choix, il aurait été hors de question que je prenne une viande dans le congel tous les soirs... Elle donnait par exemple une tranche de jambon entière à son chat, et s'en prennait une, et si j'avais le malheur d'en prendre une ou deux pour mettre dans mes pates, elle venait me dire "oh... t'as pris du jambon?" avec son air qui disait, de quel droit tu en as pris, et elle venait en plus souvent me demander combien de tranche, c'est comme si, une fois encore, je vallait moins que son chat! Et troisième exemple, quand j'allais avec elle faire les courses, ce qui n'arrivait pas souvent car elle se plaignait que je voulais plein de choses, je lui demande pour m'acheter UN paquet de biscuit, pas 50..., donc peut etre 2 € et elle me disais "après c'est tout" comme si je dépensais tout l'argent de mon père, alors qu'elle sortait du magasin avec au moins 150 € de courses, avec des trucs qu'on avait pas frenchement besoin, genre plante ou crème à des prix exhorbitant....

C'est donc surtout à ma mère que je reproche des choses, avec mon père par contre ont à beaucoup plus de choses en commun, je l'admirais vraiment, il était mon héro et mon modèl, il est intelligent, cultivé et drole, je suis heureuse qu'il m'ait transmise cette envie d'apprendre toujours plus. Mais inconsciemment, je m'en rend compte depuis un peu plus d'un an, en ne me félicitant jamais de rien, il me disait que je ne serais jamais assez bien à ses yeux, que je ne lui arriverais jamais à la cheville, je n'ai pas beaucoup d'amertume envers mon père, mais je me rend compte aujourd'hui que ses silences ont un peu contribuer à mon mal etre (j'étais pourtant une élève brillante, j'ai sauté ma 6eme primaire avec 94% de bonne réponses...)

Au niveau poids, en fait au début je ne faisait pas attention, je voyais que je grossissais mais je me sentais toujours bien dans ma peau quand même, un peu moins à chaque kilos mais ca allait, ca ne me faisait pas souffrir comme aujourd'hui, et je me disais, c'est que 5kg en plus, que 10, que 15 et puis à 20 j'ai commencé à m'affolé, a vouloir faire régimes, j'ai essayer divers méthode, rien n'y a fait, le mieux que j'ai fait c'était juste manger des quantités normales en faisant un peu de sport, pas de trucs érintants vu que je n'ai pas d'endurance, là j'ai perdu 5 kg en un mois, je pensais même en avoir pris car ce n'était vraiment pas un régime contrainte... Mais après ce mois d'efforts j'ai fait 4 ou 5 crise en une semaine et tout s'est annulé... Maintenant que j'ai 35 kg à perdre, je me demande si je vais y arriver, j'essais d'y croire mais ce n'est pas évident, je me dis qu'il va falloir que je fasse régime pendant minimum un an (ui car les régime miracle ou on perd 15 kg en un mois c'est du pipot) et je ne sais pas si j'en aurai la force. Je me dis que comme avant je vais réussir à suivre le programme "quantité raisonnables et sport" pendant +- 1 mois et que si je rechute ca va tout foutre en l'air...

La seule chose que j'essaie c'est d'y croire, je sais que si je pars en me disant que c'est impossible je n'y arriverai pas, c'est déjà si dure, si en plus je n'y crois pas ca ne fonctionnera pas... La j'ai déjà réussis pendant un mois et demi, et puis, j'étais monté à 103 kg, et la je suis à 98, donc j'ai quand même un peu perdu, mais je ne crie pas victoire car les crises ne sont jamais très loin, même si j'essaie de les gérer, je ne réussis pas toujours.

Au niveau des crises de bouffes nocturnes, chez mes parents ca m'arrivait 1 ou 2 fois par mois, quand j'allais vraiment mal et que pour une fois ayant soupé avec eux je n'avais pas pu me goinfrer comme j'avais envie. Depuis que je vis seule ici, presque un an, je n'ai "ressoupé" que quelques fois, je ne me rappelle pas le nombre exact mais moins de 5, par contre les crise de bouffe au souper on été fréquente, plusieurs par semaine, la depuis un mois et demi ca va mieux, car mon copain est là, et rien que ca présence m'aide, car la honte me freine, même s'il m'est arrivé de faire ca quand il était la, mais malgré tout j'allais manger dans la chambre en m'enfermant...

Chez moi ce sont vraiment les émotions qui me dirigent, quand je vais mal, la nourriture me calme et me soulage, j'oublie mes problèmes, je ne pense plus, et j'ai compris que ce manque d'amour que j'ai ressenti pendant mon adolescence à laisser un vide en moi, la nourriture est venu "naturelement" pour le combler, c'est pour ca que j'apprécie d'être pleine, je sais aussi apprécier un repas "normal" en quantité, mais ce dont j'ai "besoin" quand je vais mal c'est de manger jusqu'à ne plus pouvoir... Car je serait remplis, et cette sentation de vide se cache pendant ce temps là.

Me faire vomir je ne saurais pas, parfois j'y pense, mais ca me dégoute, je l'ai déjà fait quelque fois mais je ne supporte pas, il m'est arrivé aussi quelque fois de manger tellement que je sentais les nausés venir, alors la je n'essayais pas de les retenir, je me préparait a ca, et puis finalement après je me senti plus légère, mais volontairement je n'y arrive pas...

Personnellement j'envie ces gens qui ont la chance d'être normal, je ne voudrais pas etre un canon, je voudrais retrouver une taille 38-40, à l'époque je ne réalisais pas la chance que c'est de se sentir bien dans sa peau, de ne pas avoir une voix dans notre tête qui nous rabaisse ne permanence... Maintenant j'arrive à la chasser, mes pas toujours, j'aimerais juste me ressentir bien dans ma peau, et pouvoir remettre des jupes en été :(
hyperphagiecompulsive

Lili

En voilà des détails comme j'aime !

Pour ton copain actuel, il ne pourra pas te contrôler et vous risquez de vous disputer à cause de la nourriture. Par contre, s'il est très ouvert et te comprend tu peux lui expliquer ce dont tu souffres en s'excusant si des fois tu ne peux pas te contrôler malgré ses recommandations ou regards qui veulent tout dire devant le rayon pâtisserie. C'est important de dialoguer car les gends qui veulent nous aider ne comprennent pas la complexité de la maladie. Il ne s'agit pas d'arrêter de manger pour maigrir mais de guérir de pulsions alimentaires incontrôlées. Car comme un drogué qui n'a pas sa dose en cas de crise, on peut devenir agressive voire violente. Je lui conseille pas trop d'essayer de te faire résister car il n'y arrive pas malgré ses bonnes intentions. De plus dans notre tête on s'imagine n'être plus aimé car "tiens il me trouve trop grosse ou quoi ?" et on a pas forcément besoin de se rajouter encore des questions dans la tête. Mais bon, c'est ton copain, il veut bien faire ce gentilhomme. L'important est qu'il t'aime pour toi, ensuite tu vas pouvoir remonter la pente mais çà prend du temps.

Pour ta mère, je cerne mieux ton contexte familial. Inutile donc de chercher plus loin : tu sais que tu as subi des restrictions de tout ordre dont alimentaires car 2 repas par jour en plus déséquilibrés créent un manque quelquepart. Ce manque est comblé par une collation la nuit ou autre. Pour toi, ce sont les pâtes et les pâtisseries, à l'occasion, pour d'autre ce sera de la farine ou encore de la craie, du talc ou du chocolat... En petite quantité, pas de problème c'est la grosse quantité qui plante le poids.

Pour ton père, je pense comprendre qu'il s'agit d'une personne cultivée, avec un échelon social assez important. Il doit être très occupé par sa fonction au point de n'avoir pas le temps à te consacrer sauf pour te rappeler que tu dois lui faire honneur en brillant sur tout point de vue dont le physique. Apparemment vous avez pas mal de point en commun. Quand tu seras plus forte dans ta tête, avec le recul, tu verras que t'y arriveras ; il faudrait lui poser comme question : "Mais qu'est ce qui te fait dire que je ne t'arriverais jamais à la cheville ? Que signifie pour toi n'être pas assez bien à tes yeux ? Tu parles du physique ou de la situation sociale ? Dans ce cas, quelle solution et quelle aide peux-tu m'apporter ?" Pas facile comme discussion, çà peut toutefois tourner à la dispute voire au clash. Mais pour guérir, il y a certains clash qui sont nécessaire car tu ne pourras pas tout refouler dans la tête car çà entretient la maladie.

Surtout ne t'attends jamais à ce qu'il te dise qu'il soit fier de toi car je pense cerner le personnage très perfectionniste voire arriviste, n'acceptant pas l'acquis mais se positionnant vers le "peux mieux faire". Je peux l'imaginer très exigeant et très dur. Brillante comme tu es, il doit quelquepart en être fier mais ne te le dira pas. Je pense même qu'il ne peut pas comprendre ce qui t'es arrivée. Est ce qu'il conscient de ce que t'a fait ta mère ? Voire concentant ?

Comme il est impossible de réparer le passé, justement le psy peut faire pousser le bouchon jusqu'à ce que tu sortes ce que tu as en toi. C'est normal car il faut sortir la rage, et surtout exprimer ses émotions car là est bien le problème. Je te confirme que je me suis déjà engueuler avec mon psy car pas d'accord avec lui ! Après je me rends compte qu'il le fait exprès pour me provoquer pour que je sorte la bête noire. Mais ce n'est pas tout le temps. Mais çà peut surprendre ! Il m'est arrivé d'avoir des crises après les séances, je foncais à la boulangerie et me suis déjà avaler jusqu'à 10 pains au chocolat d'un coup pour supporter la séance.
Maintenant çà va beaucoup mieux, je peux sortir en pleurs mais je ne fais plus du tout de crises après car justement je me sens mieux plus apaisée mais pas contre très fatiguée.
Comme j'ai déjà plusieurs séances à mon actif, la priorité est de parler de bouffe puis vient se greffer plusieurs sujets dont le travail, la famille... au point que je parle de l'évènement douloureux ou qui fait faire une crise.
Mais ce n'est pas assez il faut vraiment réapprendre à manger etc... mais un psy TCA. Dans l'attente, c'est vrai que çà aide bien le psy.
Je vois que tu as déjà fait quelques séances, je t'encourage à continuer car il faut vraiment apprendre à gérer ses émotions. Une fois que tu as ta carapace et que plus rien ne pourra t'atteindre, c'est signe de guérison.

Pour le poids c'est délicat car je ne t'encourage pas à faire de régime car si le TCA n'est pas traité, tu ne vas faire que le yo-yo qui va se terminer comme moi par un poids d'obèse morbide et tous les autres symptômes dont l'apnée du sommeil et l'hypertension. Car quand tu es jeune tout va bien mais avec l'âge c'est plus pareil. En plus le corps a une mémoire indélébile et classe bien dans les tiroirs tout ce que tu lui fais subir. Un jour les tiroirs s'ouvrent et boum ton corps souffre de partout en terme de conséquences.

Ca fait depuis l'âge de 13 que je bats et je ne suis toujours pas guérie (contrairement à toi, j'ai été trop nourrie et en surpoids depuis très petite).
Pourtant je ne céderais pas. Alors il y a des hauts, des bas (comme actuellement !) mais il faut vouloir guérir pour soi et non pas pour plaire aux autres. Je te déconseille de vouloir maigrir de plusieurs kilos de façon très rapide car tu risques de les reprendre en double. Je te conseille plutôt d'essayer de manger des repas équilibrés 3 fois par jour, un encas si tu en as besoin.
Les pâtes sont des féculents, tu peux donc les conserver si tu adores mais accompagnées de légumes de ton choix avec une viande ou poisson ou oeuf, une salade, un yaourt (ou un fromage pâte dure) et si tu peux un fruit.
Je peux te dire que tu n'as absolument pas faim. Par contre, tu n'es pas à l'abri d'une crise qui, arrive sans faim et gache tout. C'est la raison pour laquelle, il faut vraiment apprendre à s'exprimer, à gérer ses émotions et retrouver une activité physiques avec des plats équilibrés. Mais c'est long...

Alors il faut se motiver ensemble pour qu'on y arrive et tu verras que petit à petit tu remettras tes jupes. Mais il ne faut pas focaliser là-dessus car çà va te générer du stress et plus t'y pense moins t'y arrives. Il faut que çà se fasse progressivement mais sûrement.

Bonsoir,

A propos de mon copain, justement ce n'était pas son idée, c'était la mienne, il a essayer pour me faire plaisir, et une fois qu'on a vu que ca ne servait à rien, il a arrêté. Bien sur il ne peut pas comprendre à 100% ce que je ressent, seuls les gens qui le vivent peuvent comprendre, mais il sait que ca me fait souffrir, il sait que j'essaie de changer mais que c'est dur. Et il me soutient quand je réussis à luter etc.

Le manque au niveau de mes parents c'était surtout un manque d'amour, que j'ai comblé par la nourriture en fait. Effectivement, par rapport à mon père, il aimerait que je sois à son image, c'est à dire intelligente, ce que je pense déjà être, mais il n'attache aucune importance au physique, lui même a un léger surpoids. Ce que j'ai regretté étant enfant c'est qu'il ne m'ait pas plus souvent félicitée... Il ne se rendait pas compte par rapport à ma mère, je lui en ai parlé avant de déménager, mais il ne le voyait pas, il savait qu'elle dépensait beaucoup d'argent, qu'elle est égoiste au possible, mais pas qu'elle l'était avec nous (mon frère et moi). Mon père est lui par contre très conservateur et matérialiste, pour lui ce sont les meubles, le jardin, et tout ce qui touche à la maison qui compte, ce qui montre aux autres notre valeur d'une certaine facon, tandis que pour ma mère ce qui l'interesse est simplement ce qui touche à elle, ses vêtements, son maquillage, ses crèmes, ses chaussures, etc....

Je sais que j'ai besoin d'un psy, j'en ai conscience, et en même temps je ne me sens pas assez forte pour parler de ca à haute voix avec quelqu'un, il n'y a qu'avec mon copain que je parviens à en parler, et ce n'est pas non plus une partie de plaisir, encore heureux qu'il est là. Même s'il ne comprend pas tout, il m'écoute et me soutient.

Quand je dis que je fais "régime" en ce moment, ca veut juste dire que j'essai de ne pas faire n'importe quoi (c'est à dire me goinfrer), de ne pas grignoter et de faire un peu de sport, c'est tout, je ne vise pas une perte phénoménale, je veux simplement, dans un premier temps, arrêter de grossir et ensuite maigrir tout doucement. Enfin, à mon rythme, sans me persecuter, mais juste en faisant attention à manger normalement. Je ne compte pas me nourrir comme un moineau anorexique... Ca non!

Ce n'est pas que je n'avais pas suffisamment à manger, je mangeais à ma faim, mais pas des choses saines, et toujours la même chose.... Je dis que je veux remettre une jupe car, en effet, c'est presque une obsession, je ne passe pas mon temps à y penser, mais quand je vois une fille en jupe, je l'envie. Je n'envie pas son corps, j'envie le fait qu'elle soit bien dedant. Concrètement rien ne m'interdit de mettre une jupe, je pourrais si je voulais vraiment, mais je me l'interdit car je me trouve repoussante en jupe, je me trouve d'ailleurs repoussante dans tout, mais en jupe c'est pire...

Donc comme je te l'ai dis j'essaie de limiter les dégats et si je peux perdre quelques kg au passage j'en serais contente. Aujourd'hui j'ai été faire les courses et je n'ai pas acheté de cochoneries, j'ai souper de la baguette plutot qu'un deuxième repas chaud... Je sais que ca peut paraitre dérisoire, mais ca me fait plaisir de ne pas craquer. Niveau sport je fais des abdos et des exercices pour les cuisses et les fesses... Je n'en fait pas comme une gymnaste mais un peu, pas dans le but de perdre des calories, mais de m'affiner tout doucement... J'essai d'aller marcher au moins une heure par semaine, ce n'est pas excessif, avec 10minute par jour pendant 6 jours j'y suis, et c'est toujours un petit plus, bien sur je le fais pas tous les jours, mais aujourd'hui par exemple, avec les courses que j'ai fait, j'ai marché près d'une demi heure :) Je me dis que c'est toujours ca de pris même si ca peut paraitre peu.

Serait-ce indiscret de te demander ton poids et ta taille? Et est ce que toi aussi tu entreprends des petites choses comme moi?

Je me dis que chaque pas, aussi petit soit-il, me rapproche de mon épanouissement, quand j'aurai un peu maigri, et puis quand j'ai vu que j'ai par exemple fait du fitness pendant 15min de suite je suis contente, moi qui n'aie aucune endurance du tout....
hyperphagiecompulsive

Ta réflexion est la bonne. C'est bien pour le sport, pour ton copain aussi.

A toi de te faire tes tactiques même si c'est temporaire mais tu peux petit à petit limiter les crises afin qu'elles s'espacent jusqu'à se stopper définitevement.

De mon côté, je peux les limiter mais çà demande beaucoup d'implications de soi, de volonté, de motivation. Mais je ne peux pas les irradier définitivement. Il me faut un suivi médical car je ne sais pas ce qu'est la satiété. Je peux toutefois distinguer la faim car c'est quand mon ventre grogne.

Pour information je mesure comme toi et pèse à présent, suite à ma rechute, dans les un peu plus de 150kg. Oui, tu lis bien ! Je suis loin de ma période anorexique avec mes bodys minimes que j'ai toujours dans mon armoire !

Tu vois, c'est avec l'apprentissage de tactiques pour s'en sortir, qu'avec le recul, on peut maîtriser les crises. Comme tu dis, le principal n'est pas de perdre tout d'un coup mais déjà de réintégrer une alimentation classique avec de l'activité physique.

C'est bien car c'est que tu essayes de faire et je t'y encourage. Ensuite tu verras que plus tu feras attention au manger + le sport : tu vais maigrir sans faire de régime petit à petit. C'est comme çà que j'avais perdu quasiment 40kg avant ma rechute. Malheureusement pour moi, mes démons sont plus forts et j'ai rechuté c'est pourquoi j'ai besoin de me faire soigner par un psy TCA. Je n'ai pas d'autres solutions que d'attendre le RDV.

Ensuite chacun est différent mais je suis quand même convaicue qu'il faut traiter le fond avant la forme. Le principal est de ne plus grossir, ce serait déjà pas mal. J'en suis au même point que toi car l'hôpital ne me demande pas de maigrir mais de ne plus grossir pour le moment.

Pour ton père, pourquoi ne pas lui exposer clairement les choses ? Lui demander en quoi il ne te trouve pas intelligente surtout si tu travaillais bien en classe ? Il attend quoi de toi si le physique ne l'intéresse pas. Pose lui la question. Tout en sachant que ta vie n'est pas la sienne : il a certainement un idéal en tête ou une carrière qu'il aimerait que tu fasses mais est-ce que çà te convient ? Bien sûr il ne s'agit pas de se clasher mais d'y aller doucement : tiens papa si tu me permets j'aurais quelques petites questions à te poser. C'est pas à prendre mal mais j'ai besoin d'en connaître les réponses.
Avec mon père aucun dialogue possible car en tant qu'alcoolique impossible d'avoir une discussion sensée sans insultes car il était toujours bourré.

Essaye de ton côté car tu vois qu'avec ta mère il n'était pas au courant de ce qu'elle faisait et surtout de qu'elle vous a fait subir à toi et ton frère.

Tu dis ne pas manger de choses saines. Ce n'est pas grave, j'ai dit la même chose à l'hôpital car depuis ma rechute je mange plutôt gras, salé et sucré mais que le soir, le midi c'est équilibré. L'important même si ce n'est pas équilibré c'est de pouvoir se raisonner afin de ne pas grossir. C'est déjà un grand pas que d'y arriver.

Petit à petit, on peut arriver avec nos petites tactiques. Le principal est de ne pas brûler les étapes car de toutes manière çà sert à rien et tu finis pas rechuter. Doucement mais sûrement.

Je t'encourage. :by:

Bonjour, moi aussi je te souhaite bon courage.

Je suis heureuse de voir que tu ne désespère pas, moi j'ai tendance à perdre espoir, en me disait j'ai 35 kg à perdre, mais je vois que pour toi le chemin va être encore plus long et que malgré tout tu pense encore que c'est possible, ca me transmet un peu d'espoir à moi aussi. Je suis impressionnée pour les 40 kg que tu avais perdu. J'espère sincèrement que tu vas t'en sortir petit à petit. Et pour le psy TCA, tu attends qu'il te contact pour le rdv ou tu l'as déjà? Si oui dans combien de temps? Ca doit être une longue attente.

Est ce que tu ressent les mêmes choses que moi quand tu pense à la période où tu te sentais bien dans ton corps? (je ne parle pas de la période anorexie mais si tu l'as été, sans doute qu'avant ou qu'un peu après tu devais apprécier ton corps). Est-ce que ce n'est pas trop pesant pour toi de repenser à une époque où tu pouvais mettre ce que tu voulais comme vêtement? Je te demande ca car pour moi c'est le pire. Le regard des gens dans un sens je m'en fou, mais quand je pense qu'avant je pouvais mettre ce que je voulais, et que maintenant j'en suis réduite à des trucs qui me plaisent bof mais que dans ce qui s'offre à moi c'est le seul choix que j'ai... Ca me rend vachement triste. J'espère ne pas te déprimer en te posant ces questions.

J'ai bien conscience qu'il faudrait traiter mon mal etre à l'intérieur avant de penser à changer physiquement. Mais c'est trop dur pour moi, le vrai problème c'est mon hyperphagie, qui viens de ce manque d'amour pendant ma jeunesse, mais j'ai vraiment trop honte pour en parler. Malgré tout le fait d'avoir réussi à m'analyser assez profondément depuis quelques temps m'aide aussi. Car je comprend mieux de quoi viennent mes souffrances, et le fait de savoir aussi que mon problèmes alimentaires ne viens pas juste du fait que je serais une incapable me soulage. Ca me donne plus de force pour luter, avant il y avait des moments où je me disais "à quoi bon... Tu seras de toute façon toujours une grosse vache, tu ne t'en sortiras jamais car tu n'arrives pas à te controler". Maintenant je sais que j'ai un problème, mais que je ne suis pas un cas isolé, je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire, mais en tout cas ca m'aide à ne pas craquer, et à moins démoraliser, surtout qu'après tout, d'autre s'en sont sortis, alors pourquoi pas moi? Pourquoi pas toi? :) Même si ca prendra du temps, je sais qu'à partir du moment où on comprends nos problèmes on peut réussir, même si c'est long et fastidieux. J'essai de croire en moi.

Ce qui m'a rendu un peu de confiance en moi aussi, c'est le boulot. J'ai arrêter les cours quand j'ai eu 18 ans, pour pouvoir partir de chez moi le plus vite possible, et j'ai fait une formation de secrétariat que j'ai réussis avec grande distinction. Et là ou j'ai fait mes stages, le patron était si content de moi qu'il m'a engagée pour le remplacement de sa secrétaire pendant 2 semaines. Et grâce à ca, je me dis qu'après tout je ne suis pas si nule que ca. Moi, contrairement à beaucoup de jeune, j'ai besoin de travailler pour me sentir bien, pour être épanouie, c'est nécessaire! Ca prouve qu'on vaut quelque chose, au moins dans un domaine... Qu'en penses tu?

On a déjà un peu parlé avec mon père, il ne se rappelle pas avoir été méprisant ou rabaissant. Il ne m'a jamais dis clairement que je n'étais pas intelligente, je pense qu'il voit que je le suis, mais il ne m'a jamais félicitée même quand je brillait avec mes résultats scolaire... Malgré tout je reste très fière du fait qu'il soit mon père, je n'aurais pas pu rêver avoir un meilleur modèle. Même s'il n'a pas tout fait comme il fallait, je me demande qu'elle parent atteinds les attentes de leurs enfants? Il n'a jamais voulu me blaissé, mais ne m'a jamais témoigné beaucoup d'amour. Par exemple pour son anniversaire, je ne voulais pas venir car mon copain était chez ses parents et il y avait pleins de gens que je ne connaissais pas, donc ca promettait une soirée de mal à l'aise... Il a commencé par me dire "mais si, il faut que tu viennes, tu es toujours là pour mon anniversaire, aller tu viens et c'est tout", je lui ai dis que non, pourquoi je viendrais "à moins que ca lui fasse vraiment plaisir, dans ce cas je pourrais faire un effort". Et il a eu beaucoup de mal à me dire que ca lui ferrait plaisir que je sois là pour son annif. Mais il l'a dit donc j'y ai été (finalement la soirée s'est plutôt bien passée). C'est le gros problème de mon père, il ne montre jamais ses sentiments. C'est ca qui m'a manqué, j'imagine que dans le fond il est fière de moi, mais j'avais besoin qui me le dise...

Oui c'est ce que je me dis, je me dis que manger équilibré je ne saurais pas... Car j'ai horreur des légumes, tous les légumes, certains pourraient passer, mais vraiment avec une grosse contrainte, et je ne veux pas que les repas deviennent un calvaire, sinon je risque de toute facon de me satisfaire sur autre chose en dehors des repas. Et sinon j'essaie de manger plutôt une banane quand j'ai faim, à la place d'un biscuit ou d'un chocolat... (et les biscuits de régimes par exemple... c'est bien gentil mais le gout est plutôt dégueux, quand il font les pubs à la télé style que 99kcal par sachet, je veux bien te croire y a rien à bouffer la dedans. En plus je ne suis pas granivore moi!). Car au moins les fruits même si tu en manges beaucoup, c'est moins grave. Moi je n'aime que les pommes et les bananes, mais les pommes je ne les sentais pas vraiment dans mon ventre, j'avais encore faim, tandis qu'une banane "ca pèse un peu plus lourd" si je puis dire.

Moi aussi je t'encourages, j'espère qu'on s'en sortira toutes les deux et qu'on pourra revivre normalement et profiter de la vie.

Quand je parle de la faim avec les fruits, c'est plutôt que j'avais encore envie de manger, pas que j'avais faim... C'est ca mon problème, je n'ai pas super faim, mais j'ai envie / "besoin" de manger.
hyperphagiecompulsive

Bonjour Lili,

Pour le psy TCA je n'y suis jamais allée, j'attends donc qu'on m'appelle pour le RDV SI on m'appelle car c'est selon la lettre de motivation que tu as fait, après le service décide si tu seras convoquée ou pas. Et là, çà peut prendre 3 - 4 mois voire plus pour un premier RDV dont j'attends.

Concernant la perte de poids, il ne faut pas s'engager à perdre beaucoup et très vite car tu risques d'en subir les conséquences et surtout de les reprendre aussi vite et en double. Alors c'est compliqué, je suis suivie par un psy classique mais il ne peut pas m'aider sur une technique typique TCA. Il faut que j'attende.

Mon cas est peut-être particulier c'est pour çà qu'on insiste autant pour que je me fasse traiter au niveau TCA. Car pour répondre à ta question, je n'ai jamais aimé mon corps. Déjà j'ai été, contre mon gré car trop nourrie, obèse infantile. Alors les moqueries et compagnie + trop essoufflée, je connais par coeur. De ce fait, je pensais que tout allait se resoudre en maigrissant. Hors après avoir bien maigri, je suis tombée dans l'anorexie où tu n'es jamais satisfaite car il faut toujours maigrir. Puis j'ai tout repris jusqu'à pesé un peu plus du poids que je fais maintenant. Ensuite j'ai remaigri puis regrossi.... Bref pour te dire que je ne suis pas du tout satisfaite de mon corps donc je le déteste. Il me fait trop souffrir. J'ai tout çà à régler également via le psy.

Pour les habits, bien sûr j'envie les personnes normales qui elles n'ont pas les cuisses qui frottent, peuvent sauter, courrir, marcher comme il faut. Ensuite je me dis : "tiens, quand tu faisais tel kilo, finalement t'étais bien !" Et là je regrette de n'avoir pensé que j'étais toujour énorme. Car quand tu maigris beaucoup, tu ne le vois pas instantanément (comme quand tu grossis d'ailleurs), et tu te dis toujours que tu es grosses même si tu fais moins de 40kg. La tête ne suis pas. Ensuite le corps enregistre tout dans sa mémoire et n'hésite pas à ressortir ce que tu lui as fait subir comme un couperet. Alors chez moi, j'ai toute les tailles de vêtements, c'est un magasin !
Mais le jour où je commencerais à aller mieux, je jetterais tous mes vêtements taille 58-60 car j'avais fait l'erreur de les garder. Et quand j'ai commencé à regrossir, je les ai ressortis en disant que ce n'était que temporaire (car je n'avais pas conscience que j'étais en rechute). Alors que si je n'ai plus rien à me mettre, serrée comme un saucission dans les habits, bien obligée de faire des efforts pour rentrer dans le pantalon.
Ca encore c'est un petit truc que tu apprends petit à petit. Car je refuse de dépenser de l'argent dans les fringues car j'en ai déjà plein la barraque et je refuse de m'acheter des nouveaux trucs grande taille. Car pour moi c'est temporaire donc je ne veux pas avoir le confort de me dire : "t'as le temps tu rentres encore dans tes habits." Seulement quand tu es forte, les habits s'usent vite car les cuisses frottent et souvent çà craque. Quant aux chemises, je n'y pas à l'aise car serrée au niveau des bras. Alors je reste avec mes trucs (mais c'est du moderne quand même !) mais le jour où tout est craqué, je n'aurais plus rien à mettre. Là j'espère que je serai traité pour faire moins de crise donc forcément perdre du poids au moins pour une taille en dessous pour ressortir mes autres habits. Il y en a certains que je n'ai même eu le temps de mettre car trop grossi d'un coup ! Alors quand j'ouvre mes armoires, çà fait mal au coeur et là je me dégoutte.
Donc non je n'ai jamais aimé mon corps.

Pour toi, c'est différent j'espère ! C'est bien qu'à un moment donné tu t'es sentie bien dans ta peau. Il ne faut JAMAIS cesser de croire en toi car c'est un combat de tous les jours avec des hauts et des bas. Justement ce sont les bas qui sont dangereux car ils te font rechuter mais si tu apprends à devenir forte dans ta tête c'est à dire savoir gérer ses émotions (car là est bien le problème de la part des hyperphagistes compulsifs), là tu es en bonne voie.

Apprendre à gérer les émotions, en apprenant à ne pas se jeter sur la bouffe en guise de consolation ou reconfort. Toute une gymnastique de l'esprit est à faire : dès qu'il y a un truc, il faut se raisonner et tenir bon. Alors çà peut devenir très fatiguant voir usant surtout si tu le fais depuis des années comme moi. Mais tu peux essayer. Et je te conseille de noter également tout ce que tu manges dans la journée même les écarts avec les heures. Tu dois tenir un carnet alimentaire. Celui ci te permettra de mieux voir de la façon dont tu manges sans te mentir à toi moi-même. Tu verras que çà peut devenir hallucinant ! car tu n'a pas forcément conscience de tout ce que tu ingères dans une journée (à condition d'en noter également les quantités). Celui-ci tu le conserves et tu pourras même le monter à un médecin spécialiste qui risques même de te demander de procéder de la sorte.
C'est vrai qu'en notant tout, tu prends mieux conscience de ce qui se passe et note aussi les heures auxquelles tu as mangé tes trucs.
Je sais que çà m'avait bien aidé au début et je l'ai fait jusqu'à ma rechute c'est à dire pendant 2 ans et demi. En fait c'est le diététicien qui m'avait invité à faire de la sorte et j'avoue que çà marche !

C'est clair que tu es déjà avantagée par rapport aux autres si tu as compris d'où venait ton problème. Ca évite des années de psy, donc tu gagnes du temps. Il faut maintenant agir sur le comportement.

Bien sûr pour le boulot, je suis pareille que toi : il faut que montre que je suis indispensable et voire la meilleure. Car on a besoin de cette distinction car çà fait du bien. On ne peut pas vivre sans amour et reconnaissance (puisque c'est là aussi bien le problème de la maladie). Quand on a aucun retour dans l'enfance de çà, çà crée un manque et c'est ce manque qui trouve réconfort dans la nourriture. Donc un grand oui au travail qui nous traite à notre juste valeur ! Ca n'empêche pas de faire des crises en rentrant car je n'accepte pas l'échec ou qu'on me dise que mon travail est mal fait. Donc on en devient perfectionniste y compris avec son corps et là çà peut être dangereux car jamais satisfait des efforts fournis (du moins pour moi).
On est pas habitué à cette reconnaissance qu'on attend depuis enfant alors çà fait trop du bien ! YES ! Mais on a travaillé dur pour çà, alors c'est mérité, n'est-ce-pas ?

C'est marrant car à peut-près ton âge j'ai quitté la famille pour vivre seule dans un autre département et j'ai fait caissière le week end et formation secrétaire juridique la semaine.

Pour ton père, je pense, depuis que tu précises qu'il t'aime vraiment comme un père aime sa fille. Seulement il a sa fierté d'homme et généralement c'est pas trop leur truc de dire qu'ils sont fier de toi mais je pense sincèrement qu'il l'est. C'est clair qu'il y a des signes d'affection qui sont nécessaires pour bien grandir sinon çà crée une carence affective. Il a dû le faire à sa façon mais de la façon dont tu t'attends. Exemple pour son anniversaire, c'est signe d'affection de "t'obliger à venir". Ce sont ses petites attentions qui se traduisent en affection. Le comble est que le manque d'affection vient aussi de la mère donc autre carence. Du coup c'est vrai qu'on ne peut pas vivre sans affection. Bien sûr on ne demande pas à être bichonnée toute la journée mais un peu de reconnaissance de temps en temps fait du bien. Malheureusement, ce n'est pas possible car tu ne peux pas être dans le cerveau des gens donc il va bien falloir faire avec en prenant beaucoup sur soi.
C'est bien que tu aies ton copain mais çà ne remplace pas l'affection des parents. C'est vraiment l'un des problèmes majeurs de toutes les personnes ayant des TCA.
Il n'y a pas de recette mirable ni médicament (qui ne font que de refouler les émotions sans les traiter) alors il faut prendre sur soi et avoir du recul sur les choses.
C'est simple à écrire mais très long à faire c'est pour çà que la maladie est longue à guérir.

Pour les légumes, essaies les en purées ou sous une autre forme, en gratin par exemple. C'est une première approche (car normalement si tu mets du fromage sur le gratin, çà signie par de morceau de fromage après avec du pain... enfin tu vois le genre). Il faut vraiment que tu t'y mettes car tu ne peux pas maigrir qu'avec des pâtes ou alors il faut qu'elles soients en sauce sans gras. Mais ce n'est pas équilibré car tu risques de manquer de vitamines. Car avec l'âge la donne change... Pour le jambon, tu peux manger 2 tranches sans problème avec tes pâtes. Et la salade, t'aime pas ? C'est à volonté les salades et légumes donc çà cale bien en plus des pâtes et de la viande ou autre. + yaourt ou fruit. Même au poids que j'ai, je t'assure que je n'ai absolument plus faim du tout jusqu'au repas du soir. Alors les gamelles sont conséquentes (tout le monde me regarde à mon travail) mais tu t'en fous. Mieux vaut manger correctement que de craquer après.

Pour les fruits c'est super qu'au moins tu aimes les pommes et les bananes. Peu importe, c'est un bon début car toujours moins gras que les chips ou biscuits.


Je m'étais disputé avec mon diététicien qui me reprochait de m'enfiler 1kg de fruits le soir : quand j'ai le nez dans la barquettes de quetches impossible de ne pas tout finir ! Alors je lui ai dit clairement : "mais vous préférez quoi : la plaquette de chocolat ou le kg de fruits ?" Il me répond : "Vu dans ce sens, alors mangez les fruits !". Non, mais le diététicien c'est bien mais quand t'as pas de TCA car dès que je mange quelquechose de savoureux (ce peut être un fruit par forcément du gras ou du sucré) il faut que je mange tout jusqu'à ce que je sois pleine même sans faim.
En fait, lui me disait çà car si tu as le diabète, les fruits sont du sucre donc peut poser problème.
Halléluya je n'ai pas de diabète pour le moment ! Donc fruits ! Et tu peux aussi manger des yaourts nature ou aux fruits comme encas. J'ai le droit à en manger 4 à 5 par jour même s'ils ne sont pas allégés.

Sur ce sujet, pas la peine de prendre du allégé car tu t'enfiles tout le paquet et çà revient au même du point de vue calorifique. Donc autant ne pas se priver et manger de vrai biscuit voir un gâteau de boulangerie (mais pas industriel) ou manger un gâteau fait tout même.

Dès que tu commences à intégrer ce petit circuit, et que tu commences à faire attention à l'alimentation, çà va aller mieux car tu vas te sentir mieux. Même si tu te maigris pas tout de suite, tu verras que même en mangeant la banane çà va te caler.
Donc oui à la banane même sans faim c'est pas grave pour un début car le principal est de prendre conscience de nos agissements. L'alimentation suivra.

Merci tout comme fait grâce à toi je commence à remotiver ! Car je retrouve beaucoup dans ton récit et je pense qu'on est beaucoup dans ce cas...

:c9:
hyperphagiecompulsive

Aïe, à force de vite taper sur le clavier, j'en oublie des petits mots ou je fais des fautes d'orthographe.

Sorry

Re bonjour, ne t'inquiète pas pour les fautes ^^

Evidemment j'aimerai maigrir beaucoup et être à nouveau entre 55 et 70. A la base je me dis que 55 serait l'idéal mais je verrai, si je réussis à maigrir (même si c'est dans longtemps), peut-etre que je m'arrêterai avant les 55kg car je me rappelle qu'à 75 je ne me sentais pas si mal dans ma peau, pas comme à 60 mais quand même, je me fixe d'être bien dans mes basquets, et si je le suis à 70 par exemple, ou 65, je n'esserai pas d'aller plus bas, car ce poids me permettra de m'habiller comme j'aime, comme avant. Mais je ne vise pas du tout une perte de poids rapide, l'important est d'abord de ne plus grossir et de perdre tout doucement, même si ce n'est qu'un ou deux kg par mois, c'est peu, mais il vaut mieux ca en moins que ca en plus, donc voilà ce que je vise. J'essaie vraiment de gèrer mes émotions depuis que j'ai compris qu'elle dirigeait une bonne partie de mes crises, mais c'est pas toujours évident!

J'imagine ce que tu as pu vivre dans ton enfance, notre cas est différent et en même temps si similaire. Moi j'étais plutôt jolie avant, enfant j'étais très mince, pas squelettique du tout mais j'étais très bien proportionnée, je plaisais beaucoup au garcon. Et j'ai commencé à aller mal dans ma tête et dans mon coeur, s'en ait suivis la prise de poids et la je suis tombée de haut. Moi qui étais si jolie avant, je me suis prise aussi pas mal de moquerie à l'école, et dans la rue. Dans un sens je m'en fou de ces gens, ce ne sont que des cons, je le sais, mais au moment où il se moque de moi évidemment je suis triste... Exemple typique: j'étais chez mon copain, on va en ville pour aller au cinéma, on va dinner au Quick (ce qui n'arrive pas non plus tous les jours hein), et là on croise sur le chemin du cinéma deux ptites p*tes qui disent en rigolant "attention convoi exceptionnel", j'avais envie de les fracasser au mur, mais je n'en ai rien fait... Finalement la journée s'est terminée dans les pleurs, je n'ai pas apprécié une seul minutes du films, à causes de ces connes... et c'est toujours comme ca, même si on ne se moque pas de moi tous les jours (encore heureux sinon je ne sortirai plus de chez moi), je retiens presque toutes ces moqueries. C'est ca qui est malheureux, c'est d'être atteinds par les phrases de cons, mais je ne peux pas faire autrement...

Au niveau vetement j'ai également conserver ceux que je mettais avant, j'ai l'espoir de pouvoir les remettre un jour, mais bon il faudra beaucoup de temps. Par contre je ne les ai pas laisser dans ma garde robe, je sais que ca me démoraliserai trop en les voyant. Je les ai mis dans des sacs et dans le fond d'une autre armoire. La seule chose dont je suis contente "grace" à mon surpoids c'est ma poitrine, mais bon, j'aurais bien pu m'en passer si j'avais le choix de revenir en arrière aujourd'hui.

Ca à l'air d'être une bonne idée le carnet alimentaire, j'imagine que ca permet aussi, une fois le soir arrivé, de voir qu'on a déjà mangé tel et tel truc, et que ca peut aider à luter pour au moins limiter les dégats. J'essayerai dès demain pour me rendre compte, mais je pense honnetement, sans vouloir me mentir, que je ne fais pas trop d'excès en ce moment, j'en suis d'ailleurs assez contente. Ce que j'ai fait aussi pour me motiver, mais je pense que ca ne peut pas convenir à tout le monde, j'imagine que certaines seraient déprimées de voir ca. J'ai mis une ancienne photo de moi en fond d'écran sur mon pc, comme j'y suis beaucoup ca me permet de me rappeller à l'ordre à certains moments. Ca me montre mon objectif, car mon objectif n'est pas de ressembler à une personne en particulier, ou aux mannequins qu'on voit à la télé ou dans les magazines, je veux juste redevenir ce que j'étais, redevenir moi, ce moi qui se cache actuellement sous 35kg de graisse et qui aimerait vraiment refaire surface.

Encore un point sur lequel on est identique, je suis super perfectionniste, et j'essai vraiment d'être la meilleure, être deuxième déjà ne me satisfait pas... Etant donné que mes parents ne m'ont jamais montré qu'ils étaient fièrs de moi, j'ai toujours essayer d'être la meilleure, dans le boulot c'est pareil, et quand j'ai vu à quel point mon patron était content de mon travail, j'étais fière de moi. C'est comme tu dis, comme on n'en a jamais eu l'habitude ca fait vraiment chaud au coeur, perso j'en suis même limite un peu geinée, mais effectivement on se donne à fond pour que les gens reconnaissent nos qualités. J'ai annulé des vacances pour prendre ce remplacement, et je ne le regrette pas du tout! Maintenant je cherche un boulot fixe, on verra ce que ca donne.

C'est justement car je suis convaincue que les médicaments ne font que refouler les choses que j'ai toujours refusé d'en prendre, de plus j'en ai pris vers l'âge de 15 ans, et ca ne m'a pas empêchée d'aller de plus en plus mal... Je me dis que les médicaments c'est se mentir à soi-même, sauf si c'est temporaire, moi mon médecin m'avait prescrit des médicaments, tu le prennais pendant une semaine pour te rebouster, quand tu étais vraiment au plus bas, dans ces moments là ca m'aidait et ce n'étais qu'une semaine. Mais, personnellement, je pense qu'en prendre quotidiennement n'est pas la solution. D'ailleurs ma mère est elle aussi dépressive depuis "toujours" (depuis son adolescence), elle prends des anti-dépresseurs et calmants en tout genre depuis au moins 20ans, et elle ne va pourtant pas mieux. D'après moi ce qui aide psychologiquement c'est le suivis avec un psy, de pouvoir annalyser ses problèmes et d'essayer de les régler. Moi, même si je n'ai aps vu de psy pendant longtemps je comprends bien mes problèmes et j'essaie de les régler. Comme par exemple mon agressivité, souvent un rien me contrarie et j'ai tendance à m'énerver sur mes proches (je ne m'en prendrait jamais à des inconnus ou à des gens au travail ou autre par contre), et ca j'essaie de le changer tout doucement.

Pour les légumes, le chou fleur au gratin ca passe, mais je me demande à quoi bon manger des légumes si c'est pour les manger à la crème fraîche et au fromage... La salade non je n'aime pas, c'est vraiment la sensation de cru, de croquant qui me dégoute. Mais par contre je ne mange pas que des pâtes hein! Avant oui, quand j'étais chez mes parents, c'était beaucoup ca, mais pas que ca non plus, mais presque. Par contre en vivant chez moi c'est plus souvent pommes de terre et une viande. J'essaie aussi de limiter la sausse, mais moi qui aime bien la mayonnaise c'est pas évident... J'essaie de la remplacer par le ketchup qui reste la sauce la moins calorique.

J'ai été voir une diététicienne il ya 3ans, tout ce qu'elle m'a dis c'est des choses auxquelles je m'attendais... Qu'il fallait manger des légumes, réduire les quantités et bla bla bla. Comme je t'ai dis les légumes m'insupporte, et si c'est pour que le repas devienne un calvaire ca ne sert à rien, à l'époque j'ai vraiment essayer d'en manger, j'ai tester beaucoup de chose mais ca ne passais vraiment pas. En plus si je perd "ma joie" pendant le repas complet je me défoulerai après en mangeant chocolat ou biscuit donc ca ne sert à rien. Ce que j'ai fait aussi pour limiter les dégats c'est que j'ai vidé mes armoires, il ne reste plus que des gauffres pour quand je vais bosser si j'ai un ptit creux, car j'aime bien les gauffres mais en manger quand je n'ai pas faim (c'est à dire quand j'ai juste envie de manger) ca passe pas super, je ne suis pas fan, quand je fais une crise je me dirige quand même vers mes aliments préférés! C'est vrai que parfois c'est frustrant, l'autre fois, il y a moins de 2 semaines, j'avais vraiment faim et envie de manger et y avait rien, ni dans les armoires, ni dans le frigo, alors je m'énervait de plus en plus, mon copain me disait qu'on mangeait "que" dans une heure 30 et que je pouvais bien attendre, mais quand j'ai cette envie une heure c'est trop long... Alors je lui ai dis qu'il fallait que je m'occupe sinon je n'allais pas arrêter d'y penser et j'allais peter un plomb. Je me suis alors renfermée dans la chambre avec la musique à fond et un jeu vidéo sur l'ordinateur. Ca m'a changé les idées, sinon j'aurai pu manger n'importe quoi, des raviolis, du cassoulet, ou me faire des pates avant 11h du matin... A ce moment la j'ai réussis à luter en me disant que c'était n'importe quoi, qu'il n'était pas l'heure (en plus j'avais vraiment faim car je n'avais pas pu déjeuner ce matin là, alors que je déjeune tous les jours un bol de kellogs...). Une fois la crise passé, que j'ai dinné, et bien dinné quand même, mais pas autant que si j'avais craquer avant l'heure ou que si je ne m'éttais pas occupé, j'étais donc quand même contente de moi.

Et aussi ce que j'ai remarqué c'est que au final quand je me remplit suite à une crise, après je ne me sens pas réellement mieux, une fois que j'ai tout mangé, je culpabilise et je me sens lourde, je dois rester assise pour digérer car c'est vraiment inconfortable autrement. Mais tandis que quand j'ai luter, quand j'ai fais un repas normal, je peux ensuite bouger si je le souhaite (ne serait ce que nettoyer ou autre, tandis que si je suis pleine ca m'est désagréable). En plus après une crise on est lourde pour un moment. Ca je suis contente quand je peux l'éviter. J'essaie de respecter mon programme, je sais que c'est ce qui me convient le mieux, un peu de sport et juste faire attention au niveau alimentaire, pas me privé car ca ne servirait à rien. Le seul problème est de le tenir dans la durée, la depuis un mois et demi j'y arrive, même s'il y a eu quelques écarts, mais rien de grave. En plus une fois que j'ai fais une crise, j'ai tendance à me dire "de toute facon c'est foutu, alors à quoi bon continuer" et du coup je foire encore plus et j'annule effectivement les efforts que j'avais fourni durant les semaines précédentes. J'espère que je vais réussir à tenir, c'est vraiment important pour moi de me replaire à nouveau, en plus même au niveau du couple ca sera mieux, car si je suis plus à l'aise dans mon corps, je le serai encore plus avec mon copain, dans l'intimité je veux dire, même si je le suis quand même beaucoup maintenant déjà. Mais ce qui me permet d'être aussi à l'aise avec lui, c'est de faire abstraction de mon corps, et je me comporte comme si j'étais un canon, même si c'est faut.

Moi ca me fait beaucoup de bien de pouvoir discuter avec toi, au moins je sais que tu comprends, et c'est chouette de partager notre expérience sans être jugée, si je te suis d'un tout petit secours pour te remotiver, tu m'en vois ravie :) A bientot
hyperphagiecompulsive

:fee:

Alors pour les légumes, il faut être habitué de petit. Bien sûr pour le gratin de choux fleur, il faut pas que ce soit noyé dans la bechamel mais tu peux en faire une allégée ou faire du choux fleur avec un peu de fromage dessus. Mais bon, j'ai compris, ce n'est pas ta tasse de thé. Alors on laisse tomber tout çà pour le moment. Le principal est de ne pas grossir.

Pour moi, j'adore les légumes, la salade... les pissenlits (nature cuits à l'eau) j'adore çà !! Je pourrais en manger des tonnes ainsi que les épinards. Il n'y a vraiment que quelques légumes que je n'aime pas. Par contre, je n'aime pas trop le poisson avec il faut une alternative. Tout çà pour te dire qu'il faut que tu trouves un truc autre que féculent pour te caler.
Mais bon déjà avec tous les efforts, en peu de temps, c'est déjà pas mal du tout.

Pour le poids, bien sûr à toi de le fixer en sachant qu'on ne sera jamais la starlette bimbo de la plage. D'ailleurs ce n'en est pas le but. Pour moi, par exemple il faudrait que je rédescende à 120, puis 100 puis 80 (poids de forme conseillé) car bien sûr je ne pourrais jamais retrouver la taille 36 et çà ne m'intéresse pas.

Un truc important : il faut que tu prennes plaisir à cuisiner. Plus tu cuisines, mieux c'est car il y a des trucs comme mettre moins de graisse... La cuisine surgelée et déjà faite est trop grasse, trop salée... Pour la mayonnaise personne ne t'empêcher d'en prendre 2-3 fois par semaine mais le midi de préférence. Ce sont des petits trucs. Ou alors il faut préférer les épices et la moutarde. Petit à petit tu adaptes tes préférences avec des ingrédients simples et moins gras.

Car en plus de contrôler les crises, il faut manger à sa faim mais en limitant le gras et sucré si tu veux perdre petit à petit. Ne pas tout arrêter d'un coup, c'est progressif. Car si tu arrêtes tout, tu vas craquer. Fixe toi un objectif correct.


Il faut manger quand on a faim. Tu peux faire plusieurs repas par jour mais quand tu as faim et savoir s'arrêter quand ce n'est plus le cas. Le week end, il m'arrive de manger à 15h car pas faim avant ou de ne manger qu'1 fois le midi car pas faim le soir.
Normalement il ne faut pas sauter de repas car c'est pire le lendemain.
Si tu as faim, tu peux manger 1 banane même avant repas. Je fais souvent çà : commencer par le dessert car j'ai trop faim. Ca évite de grignoter n'importe quoi.

Exemple pour les yaourts : je sais que j'en ai tant à manger par jour. Si j'ai faim à 10h j'en mange 2 voire 3 mais attention il ne m'en restera plus qu'1 voire 2 pour finir la journée.

Avant, je ne mangeais jamais de pain, que des pâtes comme toi car j'adore çà. Pâtes et jambon ou boulghour. Nature et moins de 200g çà va mais avec une sauce c'est là le pire. A moins que la sauce soit faite tomate fraîches sans rajout de gras avec viande hachée 5%MG par exemple.
Tu peux essayer de manger 1 fois par semaine sain puis tu passes à 2 fois, puis 3 etc...

De mon côté, je ne peux pas y arriver seule car il me faut un cadre net, clair, précis. J'ai besoin d'être coaché même si je connais tout pour pouvoir maigrir sainement. Le problème c'est la motivation.

Je t'encourage dans ton élan.

Bonjour, je n'ai pas su répondre plus tôt.

Tu as bien de la chance d'aimer les légumes, ca me faciliterais la vie si j'aimais ca, je pourrais ainsi déporter une partie des grosses quantités que je mange sur des légumes, ce qui serait moins grave autant pour mon poids que pour mon organisme... Malheureusement je ne supporte pas, pourtant j'en mangeais jusqu'à mes 5 ou 6 ans, et je ne sais plus trop comment ca m'est venu, mais je ne voulais plus en manger. J'imagine que mes parents n'ont pas beaucoup insisté...

C'est pareil pour moi, pour le poids. Je ne veux pas du tout avoir une taille 36, pour l'instant je fais du 48 en pantalon. Je dis que j'aimerai faire du 38 ou 40, mais si je me sens bien dans du 42 ca m'ira aussi, ce que je veux c'est juste me sentir bien et avoir à nouveau facile pour m'habiller comme il me plait. En plus je suis assez frustrée à ce niveau là, car les vêtements que j'aime vraiment ne donne pas terrible sur mon corps actuel, même s'ils sont à ma taille, j'avais l'habitude de porter des choses collantes etc, j'ai du un peu changer ca. Mais malgré tout j'en met toujours certains qui donne quand même pas mal.

Au niveau repas c'est chez mes parents que je soupais casiment tous les soirs des pâtes! Depuis presque un an que je vis seule, je mange des pâtes une ou deux fois par semaine et le reste du temps c'est une viande et des pommes de terre, comme viande c'est: steack, saucisse de poulet, saucisse de porc, cordon bleu, pangiasus (c'est du poisson justement) et ca varie principalement entre ca. Parfois je change, par exemple aujourd'hui ca sera un roti de dindonneau, on fait aussi parfois un poulet entié au four. Et une fois par semaine des frites, soit à la maison soit de la friterie, on essaie de ne pas dépasser une fois par semaine, mais c'est arrivé quelques fois quand même... Au niveau des pâtes c'est soit de la crème fraîche avec du concentré de tomate, ou alors juste du concentré de tomate, et pas trop de fromage rapé, mais un peu quand même sinon c'est pas terrible, donc ce ne sont pas des sauces bien grace, un peu avec la crème fraîche mais il y a pire hein!

Mes objectifs réels actuels sont: manger des quantités normales sans mourrir de faim, essayer au maximum de ne pas grignoter, sans pour autant me frustrer, essayer de contrôler les crises, faire un peu de sport régulièrement même si ce n'est pas intensif et aller marcher plusieurs fois par semaine. Je pense que c'est réalisable et que je ne me rend pas malade non plus, je ne veux pas penser qu'à la perte de poids toute la journée, ca me déprimerai bien trop....

Moi j'ai envie de m'en sortir "plus ou moins seule", mais je ne suis pas réellement seule. Pour l'instant j'ai vraiment trop honte pour parler de ces problèmes à un psy, ce qui fait que je ne veux pas aller en voir. Et puis, comme j'ai eu tendance à penser que je suis une incapable, à cause du manque d'amour et de reconnaissance de la part de mes parents, je veux toujours me prouver que je peux réussir tout à fond et sans l'aide de personne. Dépendre des gens m'inssuporte... Mais comme je l'ai dis je ne suis pas vraiment seule car mon copain me soutient quand même autant qu'il peut, ne serait ce qu'en allant chercher la baguette tous les jours pour m'éviter de faire deux repas chaud par jour (évidemment je vais faire les courses souvent aussi, mais j'avoue que tous les jours, en plus juste pour de la baguette et genre un fromage, j'ai la flemme).

Je sais que rester motivée longtemps c'est le plus dur, dans notre cas, et c'est pareil pour nous deux même si tu as plus que moi à perdre, c'est de ne pas désespérer. Moi j'arrive à être motivée un certain temps puis j'ai tendance à me dire que je n'y arriverai jamais et je relache les efforts, ou alors je les relache à cause d'une crise... En tout cas pour l'instant ca va, je tiens bon même si je ne suis pas encore mon programme d'exercice à la lettre, mais ca va venir je crois. Et ca me fait du bien quand même de discuter avec toi. J'espère aussi que d'autre ce sentiront moins seule si elle lise ca.

Courage, tu vas finir par y arriver :)
hyperphagiecompulsive



Tes objectifs sont bons : déjà taille 46 puis 44, je pense que c'est faisable. Après pourquoi pas une taille 42 pour finir en 40.

Tu as bien compris qu'il fallait du temps pour tout çà car malheureusement tu es victime comme moi des hauts et des bas. Parce qu'il y a toujours un élément qui bloque la guérison partielle ou totale.

Sincèrement çà va être très compliqué de perdre en ne mangeant que des féculents avec cordon bleu par exemple (même si tous les jours çà varie au niveau protéines). Ou alors il faut une petite portion de féculents, le reste en fruits si tu n'aimes pas les légumes. Ou compote. Car la règle est de vraiment limité les graisses sous toute forme et mangez des féculents en quantité limitée. Bien entendu n'empêchent pas les écarts 1 à 2 fois par semaine de ton choix. Pour les frites, mieux vaut les manger le midi mais au début si tu veux craquer et en manger 1 fois/semaine le soir, c'est pas grave à condition de rattraper le lendemain en ne mangeant pas du tout gras.
Il faut un programme nutritionnel à la semaine qui te permettra de t'adapter s'il faut manger moins gras le lendemain.

Je te conseille donc de prévoir tes plats à l'avance sur quelques jours voire planifier sur une semaine.

Pour le sport, un grand oui.


Bonjour,

J'ai un peu déprimé ces derniers jours, et je n'ai plus trop trouvé la motivation pour mon sport, j'ai juste été marcher un peu... Je suis déçu de voir que je ne réussis jamais à tenir :(. En plus mon copain va à la salle de sport maintenant, et je me dis que quand il sera plus satisfait de son apparence (il est plutôt mince, 55 kg pour 1m60 et voudrais prendre du muscles), à ce moment-là il s'arrêtera sur mon apparence et ça risque de ne plus lui convenir...

Pour limiter les féculents j'essaie, je ne mange pas tous les jours comme 4 à ce niveau là, mais de toute façon je me dis qu'il vaut mieux trop de pommes de terre que de pâtes. Je mange donc des quantités normales de féculents, mais en aucun cas de petites quantités, sinon je sais que je vais être frustrée et que je vais péter un câble et me rattraper allégrement sur autre chose. Donc il ne vaut mieux pas.

Quand au programme nutritionnel à la semaine, je sais que ca pourrait être une bonne idée mais j'aime manger selon mes envies, je sais que si je faisais un programme je ne le suivrais pas, car j'ai déjà essayé. En général on prévois nos repas pour le lendemain et le surlendemain maximum. Et je sors la viande du congèle en conséquence. Tout en continuant à garder un repas tartines par jour sauf rarement, comme hier on a décider d'aller souper à la friterie, donc là tampis pour la baguette! Mais ce n'est pas pour une fois de temps en temps. Et c'est vrai qu'en général on soupe des frites plutôt que de les dîner.

Là j'essaie surtout de me remotiver pour le sport et après on verra, j'ai envie de craquer, donc j'essaie de ne pas me laisser aller et de me contrôler, mais ce n'est pas évident. Le plus dur c'est quand je déprime et que mon copain va à la salle, évidemment je ne voudrais pas lui en empêcher, mais quand il part et que je suis déjà triste, qu'en plus je pense à la possibilité qu'il me laisse tomber... J'ai super envie de faire n'importe quoi. Hier j'ai réussis à luter en venant sur le pc mais c'était pas évident.

Internet parfois me retient mais me déprime aussi pas mal. Parfois, comme hier, je vais par exemple, regarder des photos de grosses (ce n'est pas pour me moquer ou pour me dire que je suis mieux qu'elle) au contraire, c'est pour me rappeler comment est mon corps, et comment il pourrait devenir si je continue à manger n'importe comment. Hier en me rappelant visuellement ce que je pourrais être en continuant j'ai su me contrôler car je ne veux pas devenir encore pire. J'ai déjà tellement de mal pour trouver des vêtements, et je me sens déjà super mal dans ma peau, donc je ne veux pas que ça s'empire. Parfois aussi, quand je ne suis pas spécialement triste, je "rêve" de ce que je pourrais être et de ce que je porterais si j'étais bien dans ma peau, et plus mince, car de toute façon toute personne obèse comme moi qui porterai les robes que j'aime aurait l'air ridicule... Et je regarde donc des images de robes, de jupes, de bikinis, et puis je déprime en me disant que je ne parviendrai peut-être jamais à ce résultat, ou jamais suffisamment pour me trouver belle dans ce genre de robe...

Donc en ce moment c'est un peu compliqué pour moi, je n'essaie pas de voguer sur le bateau du régime et de la perte de poids, mais simplement de garder la tête hors de l'eau et de trouver une bouée de sauvetage, pour ne pas plonger dans la nourriture...



Bonsoir, quand je dis qu'il s'agit d'un combat c'est que c'est la réalité. Tous les jours les mêmes questions, tous les jours le même problème, il y a des hauts, des bas et çà revient.

Ben alors, je pensais que tu étais repartie pour un tour. Attention, plus tu vas essayer de contrôler moins tu pourras le faire.

Je te conseille donc de manger comme tu as envie mais en essayant de se rendre compte de la façon dont tu manges et surtout des quantités. Même si elles ne sont pas très importantes, il faut le faire. Car si tu as grossi, c'est bien à cause d'un désordre au niveau du manger. Donc il faut en déceler la faille sans se mettre la pression et agir en conséquences avec tact et mesure.

Mettre des photos de toi avant sur le frigo, je l'ai fait : et au bout de 2 jours je suis en larmes devant un moi énorme et une photo de pin up alors que je me croyais énorme à cette époque. Ca me déprime tellement que j'en fais des crises pour compenser. Si çà t'aide, très bien mais je déconseille. Après chacun sa méthode.

Pour ton copain, tu n'as pas d'inquiètude à te faire sinon il ne serait plus avec toi depuis longtemps. C'est assez surprenant mais j'ai plusieurs copines du blog qui ont des mecs pas gros et canons. Pourquoi ? C'est l'amour et que tu sois grosse ou maigre, il sera toujours là. Après je comprends que lui peut contrôler son corps voire l'embellir chose qu'on est incapable de faire pour le moment.

Moi-même j'ai eu une relation amoureuse avec un sportif sans un centimètre de gras. Malheureusement ma maladie a tout ravagé mais ce problème vient de moi et non pas de lui. Et pourtant je lui en ai fait voir de toutes les couleurs car je n'accepte pas qu'on puisse me prêter attention avec le corps que j'ai (et aussi il fallait que je m'assure qu'il n'était pas avec moi que pour le fantasme de le faire ou que pour les seins ! Oui c'est la réalité ! Et les mecs mariés avec des bimbos, qui sont d'une très bonne situation sociale qui te demande d'être ta maîtresse : non merci je ne n'appelle pas Miss Pigalle !). Bon je me suis un peu égarée sur le sujet mais je ne supporte plus qu'on me touche car pour moi c'est impossible que cette personne m'aime comme je suis. Donc on est séparé mais on se revoit de temps en temps en amis. Et j'aime les mecs avec un corps parfait : c'est fascinant et j'ai une admiration complète pour un corps musclé (à condition qu'il est un QI bien sûr). Corps que je n'aurais jamais !

Vraiment je te conseille de ne pas stresser par rapport à ton copain. Au contraire, je trouve çà rassurant qu'il s'entretienne. De mon côté, je sais que çà me rassure car en aucun cas (excusez moi si je vais blesser certaines personnes) je veux faire ma vie en entretenant cette obésité, avec de la grosse bouffe et avec un mec qui se laisse aller et bouffe comme 10.

Je pense que justement çà devrait te motiver. Il faut que tu te dises dans ta tête que lui n'a pas de problèmes de poids mais çà n'empêche pas qu'il s'entretienne quand même alors tu dois faire pareil.

Se traîner (malheureusement j'en ai aussi fait les frais) pour aller au sport mais il faut y aller. Et puis, çà fait évacuer la pression, le stress mais çà donne faim car dépense calorique ! Là tu peux manger tes pâtes car c'est un carburant surtout quand tu fais du sport.

Je suis empotée quand je ne vais pas à la piscine ou que je ne fais pas de marche (comme je peux car essoufflée) mais dès que tu arrêtes, c'est la catastrophe, tu le sens tout de suite. Pour moi, je grossis dès que je ne fais pas d'activité physique. La piscine parce que je ne sens pas mon poids dans l'eau et que c'est magnifique de retrouver cette légèreté. Mais quand tu te hisses péniblement hors de l'eau, la réalité te tue.

courage, tu vas y arriver. Tiens ton objectif doucement mais sûrement.




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